
La main dans le sac. L'ONG «Amesty International» a choisi la Journée nationale de la presse en Algérie qui a été célébrée jeudi dernier, pour faire dans la désinformation la plus désinvolte qui confirme toute la «crédibilité» à accorder à cette Organisation. Amnesty International accuse ni plus ni moins les autorités algériennes d'avoir «fermé» une chaîne de télévision à cause de la diffusion par cette chaîne «d'une interview d'un opposant au gouvernement» précise l'ONG. Il s'agit de la chaîne télé «El Watan TV» que défend Amnesty qui ajoute que les «autorités (algériennes) doivent autoriser El Watan TV à diffuser à nouveau. Le problème est que les autorités ne peuvent pas accéder à la demande de cette ONG pour deux raisons au moins. La première est que cette chaîne ne diffuse pas à partir de l'Algérie, mais de Londres en Angleterre. La seconde raison découle de la première. El Watan TV n'a jamais vu sa diffusion interrompue. Cette chaîne avait seulement un bureau à Alger comme en disposent la plupart des correspondants de presse étrangers. Tous les correspondants du monde entier sont soumis à une accréditation. Que cette accréditation ait été retirée, c'est une chose très courante sous tous les cieux. Sinon, il faut supprimer carrément l'accréditation. Amnesty peut se remettre dans son fauteuil et regarder, sans souci, la chaîne en question qui émet toujours avec les mêmes fréquences à partir de...Londres. Et penser à «réparer» les dégâts qu'elle vient de s'infliger (en termes de crédibilité) dès qu'elle sera gavée des images de cette télé de droit anglais. Idem pour la crédibilité des médias algériens qui se sont empressés de relayer la «demande» d'Amnesty. Ceci étant dit, passons maintenant aux choses sérieuses. A la Journée nationale de la presse, que nous célébrons le 22 octobre de chaque année. La nouveauté, cette année, est l'instauration du Prix du président de la République du journaliste professionnel. C'est la première fois dans la vie du journalisme algérien qu'un tel Prix est décerné. Jeudi dernier le prix a été attribué à huit journalistes algériens dont l'auteur de ces lignes. Inutile de vous dire la fierté et l'émotion que l'on ressent quand on a l'honneur de recevoir une distinction de la plus haute institution de l'Etat. Pour être plus précis, le président de la République a validé le choix d'un jury indépendant. Un tel prix national vaut tous les prix étrangers qui d'ailleurs ne sont décernés aux Algériens qu'avec beaucoup d'arrière-pensées. L'émotion est d'autant plus grande quand on doute sur les chances de l'avoir. Il est en effet difficile de croire être récompensé sur la base d'un écrit des plus critiques envers l'action du gouvernement. Il s'agit de l'éditorial intitulé «le crédit à la consommation, oui mais...», publié dans notre édition du 20 mai dernier (que tout le monde peut consulter sur notre site Web). On ne s'y attend pas aussi et surtout quand, par le passé (dans les années 1990) et pour cette même liberté d'expression, des représentants de l'Etat vous ont fait vivre l'enfer. Par toutes sortes de moyens. Instrumentalisation de la justice, privations de moyens de subsistances, violation de la vie privée, etc. Amnesty International était absente. Où plutôt, elle agit selon la «filiation» du journaliste et des chapelles qui la sponsorisent. Et quand, avec ces vieilles blessures qui «cicatrisent» mal, vous apprenez que cette fois c'est une distinction qui vous est attribuée pour le même «délit». Et par le président de la République. Le premier magistrat du pays. Vous vous dites, après avoir surmonté l'émotion qui coupe le souffle, que le vent du changement souffle vraiment en Algérie. Que la liberté d'expression est enfin respectée. Et même honorée. C'est cette formidable avancée qui dérange Amnesty International. Et la pousse au mensonge!
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com