
Les travaux de la 5e assemblée générale de la Déclaration de Kigali, sur le rôle des organes de sécurité dans la lutte contre la violence faite aux femmes, se sont clôturés hier à Alger, par l'élaboration d'une plateforme. Un document qui a évoqué pour la première fois la cybercriminalité dans le cadre de la lutte contre la violence à l'égard de la femme, comme l'a souligné le directeur de la police judiciaire de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), Ali Ferrag, lors d'un point de presse. Au sujet de la plateforme, il a précisé qu'il s'agit essentiellement de renforcer les capacités de la police africaine, d'améliorer son professionnalisme dans la lutte contre la violence faite aux femmes et de promouvoir la coopération policière aux niveaux national et international. Il a ajouté que ce document a adopté les orientations du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, notamment le recrutement davantage de l'élément féminin dans les services de police.« La plateforme d'Alger incite les pays africains à recruter plus de femmes policières afin d'assurer une meilleure prise en charge des victimes. Elle insiste, également, sur la nécessité d'accès des femmes aux postes de commandement au sein des services de sécurité », a ajouté Ali Ferrag. En outre, les participants ont insisté sur la criminalisation de la violence à l'égard de la femme « qui constitue une violation des droits de l'homme et atteinte à la dignité humaine ». Pour les experts, il est impératif de s'opposer à l'impunité qui profite aux auteurs de violence à l'encontre des femmes à travers l'adaptation des lois aux instruments juridiques internationaux. Des expériences et expertises sur les mécanismes de lutte contre ce fléau ont été présentées à cette occasion. « Outre l'expérience rwandaise, les experts onusiens et africains ont apprécié l'approche algérienne basée sur la dimension humaine, la prévention et l'anticipation », a rapporté le contrôleur de police Ali Ferrag. Lors de cette rencontre, il a été procédé à la passation de la présidence du Rwanda à l'Algérie représentée par le directeur général de la DGSN, le général-major Abdelghani Hamel.La DGSN dotée d'une base de données sur la violence à l'égard de la femmeLa responsable du bureau de la protection de l'enfance et de la femme à la direction de la police judiciaire, la commissaire divisionnaire Kheïra Messaoudene, a annoncé que la police algérienne s'est dotée d'une base de données actualisées sur la violence à l'égard des femmes. « Cette banque de données constitue une base pour les experts et les différentes institutions notamment le CREAD et l'Institut national de santé publique, dans les enquêtes sur le phénomène. Cette base de données est composée, entre autres, de chiffres sur la violence, sa nature, le lieu et l'heure des faits, l'identification de la victime et l'auteur et les circonstances », a-t-elle précisé. Elle a fait savoir que l'Algérie est intéressée par l'expérience rwandaise qui consiste en la mise en place d'un guichet unique pour la prise en charge de la femme victime de violence. A l'occasion, elle a signalé que 9663 femmes victimes de violence ont déposé plainte auprès des services de police, tout en déplorant le meurtre de 34 femmes en 2015.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Neïla Benrahal
Source : www.horizons-dz.com