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Bologhine



Bologhine
L'association écologique Emeraude n'a de cesse de se démener pour réhabiliter cette partie du littoral.Bien que la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral soit claire, les zones littorales de l'Algérois continuent à faire l'objet d'une agression et d'une pollution due au déversement anarchique de déchets sous toutes formes. C'est le cas de la plage dite la Poudrière, sise à Bologhine, où des montagnes de déblais étouffent le paysage et enlèvent toute visibilité sur une partie de la Grande bleue, à hauteur de ce parcours du boulevard Emir Khaled (ex-Pitolet).«Nous avons alerté, par courrier, les autorités publiques (Apc, Asrout et la direction de l'environnement de wilaya) pour procéder à l'enlèvement de ces gravats qui nuisent à l'état naturel du littoral, mais aucune mesure n'a été prise pour enrayer cette plaie», dira, outré, le président de l'association écologique Emeraude, Omar Touabti, qui n'a de cesse de se démener pour réhabiliter cette partie du littoral.En effet, c'est l'établissement public d'assainissement et d'entretien des routes d'Alger, Asrout, qui charrie tous les décombres qu'il collecte sur la voie publique d'une partie de la capitale vers ce lieu qui sert de décharge, avant de les transférer ailleurs. Mais il va falloir, selon un agent d'Asrout, procéder à un tri de ces déblais avant de pouvoir les transporter dans un CET.C'est le casse-tête des responsables d'Asrout, confrontés visiblement au manque de moyens de sélection des déchets qui continuent à s'amonceler dans cette zone littorale. Pourtant, les dispositions de la loi sur la protection du littoral sont on ne peut plus claires : «Il est interdit de porter atteinte à l'état naturel du littoral qui doit être protégé, utilisé et mis en valeur en fonction de sa vocation.»Dans le même sillage, selon la loi sus-citée, «les services compétents doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour réhabiliter et/ou préserver le haut des plages et les cordons sableux bordiers, notamment contre le piétinement ou toute autre forme de surfréquentation ou d'utilisation abusive».Pour ce faire, «la coordination des actions entre l'Etat, les collectivités, les organisations et les associations qui ?uvrent pour le développement durable, de prévention et de précaution dans le domaine écologique, ne doit pas être un vain mot», insiste le président de l'association Emeraude qui interpelle encore une fois pour qu'un aménagement de cette frange côtière soit lancé pour préserver cette zone fragile du littoral et, du coup, l'écosystème marin.


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