La troisième tranche (Takerietz-Amizour) ne peut être réceptionnée avant deux ansA en croire un député indépendant, qui a mené une enquête, la livraison de la 3e tranche du projet de la pénétrante de Béjaïa ne sera pas effectuée dans les délais, quant à la totalité, il faudra encore patienter
Le projet de la pénétrante autoroutière de Béjaïa est compromis. C'est ce que nous dit le député indépendant de Béjaïa, Braham Benadji, qui précise avoir au préalable enquêté sur la situation de ce projet avant de tirer la sonnette d'alarme.
Le député veut pour preuve «les travaux sont vraiment au ralenti, jusqu'à présent, l'argent n'a pas été débloqué pour ce projet» et «une partie des travailleurs chinois a commencé à quitter avec leurs matériels notre wilaya pour s'installer à Tarf pour les besoins des 80 km restants de l'autoroute Est-Ouest jusqu'à la frontière tunisienne».
Le député indépendant rapporte également que «tous les sous-traitants (transporteurs, sablières, engins...) n'ont pas été payés depuis 2015 à ce jour». «L'argent promis pour ce projet n'est pas venu» et «la troisième tranche Takarietz-Amizour ne sera pas réceptionnée avant deux ans», ajoute Benadji dans un communiqué diffusé sur sa page facebook.
«Depuis la campagne médiatique sur la réception prochaine de la troisième tranche de la pénétrante (Takerietz-Amizour) menée par le wali de Béjaïa, j'ai pris contact avec différents acteurs de ce projet», écrit-il avant de préciser qu' «après mon enquête avec la vitesse des travaux au jour le jour la troisième tranche (Takerietz Amizour) ne peut être réceptionnée avant deux ans, d'après des cadres de l'ANA qui veulent garder l'anonymat», soutient-il.
Le député persiste et signe qu'il «n'y à pas d'argent pour la pénétrante de Béjaïa et c'est le seul handicap pour ce projet», invitant les journalistes à enquêter sur le terrain et de ne pas écouter seulement l'administration». Il interpelle officiellement le ministre des Travaux publics qui «a promis publiquement de réceptionner cette troisième tranche avant la fin du premier trimestre 2018».
Le projet de la pénétrante autoroutière est long de 100 km. Deux tranches cumulant quelque 55 km ont été déjà achevées et livrées. Elles sont opérationnelles depuis quelques mois faisant un gain de temps de près de deux heures pour rallier Béjaïa et Alger, la capitale.
L'espoir demeure d'actualité, autant pour les citoyens que pour les opérateurs économiques, que le projet soit livré le plus tôt possible dans sa totalité. Il y va de l'avenir de toute une région qui souffre en plus du fléau de la fermeture des routes, de la délocalisation des entreprises et de la fuite des capitaux. Un drame en sourdine, que beaucoup d'acteurs politiques et la presse locale ont maintes fois soulevé.
Les autorités ont pour leur part fait plusieurs déplacements et inspections sur les lieux, saisissant à chaque fois le ministère des Travaux publics sur la situation de ce mégaprojet.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com