L'Ecole normale supérieure du Plateau du Mansourah a organisé les 17 et 18 du mois en cours, deux journées d'études sur les programmes de formation initiale, afin d'en faire l'évaluation et de mettre en lumière les insuffisances dans la formation des étudiants. Ces journées auxquelles ont participé les enseignants, les inspecteurs et les étudiants de l'école ainsi qu'un bon nombre d'instituteurs et d'institutrices du secteur de l'Education et des coopérants étrangers venus essentiellement de France, ont été clôturées dimanche en fin de matinée. Selon les organisateurs, il s'agit d'une halte rendue nécessaire, voire indispensable, pour évaluer la qualité de la formation dispensée au sein des ENS. Elle est imposée d'une part, par la nature de la mission de cette institution de formation qui est celle de constituer des fondations pour un enseignement performant dans notre pays, et d'autre part, par la mise en place de la réforme du système éducatif national qui est venue interpeller les responsables quant à la mise en adéquation de la formation avec les exigences des grandes mutations en cours, non seulement au niveau local mais aussi dans le contexte plus large et global de la mondialisation. L'Ecole normale supérieure de Constantine assure, depuis 1999, la formation initiale des futurs enseignants en lettres et sciences humaines dans les différents paliers de l'enseignement. Aussi, et depuis 2OO2, date de sortie de la première promotion des maîtres d'école fondamentale, elle a formé pour le compte du ministère de l'Education nationale 2.138, dont 846 pour le secondaire, 995 pour le moyen et 297 pour le primaire. Ces réalisations ont permis à l'ENS de Constantine d'avoir bonne presse auprès des bacheliers qui, toujours plus nombreux, sollicitent une place pédagogique dans l'établissement. Cette attractivité, insoupçonnée au départ, a fait que depuis quelques années, le label qualité est devenu une exigence et les candidats orientés vers l'école sont ceux qui détiennent un bac avec mention (assez bien, très bien ou bien). «Grâces aux travaux dans les ateliers, ces deux journées nous ont permis de nous pencher et nous prononcer sur les méthodes d'enseignement adoptées par le ministère de l'Education nationale dans le cadre général de la refonte de l'enseignement, déclare M. Reghioua, directeur de l'ENS de Constantine. Le MEN a lancé une réforme de notre système éducatif et nous sommes tenus d'adapter nos programmes aux objectifs de cette réforme, c'est-à-dire aux nouveaux profils que souhaite avoir l'Education nationale. C'est dans ce cadre que nous avons organisé ces journées, qui sont venues bien à point. Et pour la première fois, au niveau des ateliers, tous les concernés par le travail pédagogique étaient présents, aussi bien ceux chargés d'élaborer les programmes que ceux chargés de leur application, c'est-à-dire les enseignants et les inspecteurs». Le directeur de l'ENS de Constantine a ajouté que son institution a commencé, il y a quatre mois de cela, la lecture et l'examen des programmes élaborés par le ministère dans le cadre de la réforme, et ces journées d'études interviennent pour évaluer les résultats de cet examen et faire des propositions qui seront enrichies par celles de leurs collègues d'Oran et d'Alger, afin d'aboutir à un programme national totalement rénové, équilibré et bien adapté à la réforme de l'Education nationale.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com