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La finesse et le savoir-faire au goût du jour



La finesse et le savoir-faire au goût du jour
Bien que l'endroit soit petit pour accueillir un grand nombre de femmes spécialisées dans le travail manuel, la galerie Aicha-Haddad ne désemplit pas. En effet, les exposantes, au nombre de cinq, ont, chacune dans son domaine, mis en exergue leur talent et leur savoir-faire. Gâteaux orientaux, tenues traditionnelles, décoration sur verre, macramé, céramique, autant dire que l'art manuel a de beaux jours devant lui. L'initiative revient à l'établissement Art et culture qui a donné l'occasion aux femmes de montrer ce qu'elles savent faire. Cette expo-vente a commencé le 1er mars et elle prendra fin le 20 mars. Le succès est tel que d'autres rendez-vous sont programmés pour faire bénéficier un grand nombre de femmes dont les mains façonnent des « bijoux » dans plusieurs domaines. Elles sont venues d'Alger, de Tipasa et Tizi Ouzou, toutes contentes de l'accueil et de la curiosité des visiteurs sans oublier les commandes de gâteaux et de tenues traditionnelles. Le but n'est-il pas de, justement, faire connaître ces femmes aux talents multiples pour les mettre sous la lumière ' Redjimi Djazia est spécialiste dans la confection de gâteaux secs, orientaux et syriens. Onze ans d'expérience sont derrière elle. C'est un don qu'elle a développé encouragée par la famille à persévérer. Nassima Abed, elle, également, expose des gâteaux. 10 ans d'expérience. Toute jeune, elle a choisi sa voie. Celle d'exceller dans la confection de sucreries et de pâtes. Ghania Gueddouche s'est spécialisée dans les gâteaux traditionnels, secs et sablés pour les enfants. Grâce au microcrédit, son dossier a été accepté mais elle attend un local pour donner des cours. Fadila Farès a plus d'un tour dans son sac. Son hobby est la décoration sur verre, le macramé, le crochet, la pâte chimique. Mais ce qui la distingue des autres, c'est le recyclage du plastique et du verre. Jeté dans les ordures, elle n'hésite pas à ramasser un bidon ou un verre pour en faire une œuvre. Merzouka Taleb, quant à elle, son dada est la robe kabyle qu'elle a retravaillée pour la mettre au goût du jour. Cédée entre 2000 et 10.000 dinars, chaque robe offre une palette de couleurs vives qui attirent le regard et attisent la curiosité des zigzags entremêlés. Son objectif est de s'habiller normalement sans oublier nos traditions séculaires. Un autre groupe de femmes reprendront la relève jusqu'au 20 mars prochain. L'objectif est de leur permettre d'exprimer, chacune dans son domaine, leur travail manuel fait avec dextérité et talent.


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