Djamel Menad n'est donc plus l'entraîneur du Mouloudia d'Alger. Sanctionné par une résiliation de contrat sur le plan administratif par l'organisme propriétaire du club professionnel, à savoir Sonatrach, après qu'il l'ait été sur le plan sportif (deux années de suspension dont une avec sursis) par les instances dirigeantes du football algérien, il a continué à exercer ses fonctions indiquant «qu'il a signé avec le Mouloudia et non avec Sonatrach». Ce en quoi il avait tort puisque si son recrutement avait eu lieu au moment où Sonatrach n'avait pas encore acheté la majorité des actions de la SSPA, il devenait son employé une fois celle-ci devenue propriétaire de cette même SSPA. Il y a cependant des lois dans ce pays qui protègent l'employé renvoyé de son travail ou dont le contrat a été résilié.
Il appartient désormais à Menad de s'adresser aux organismes aptes à traiter de tels dossiers parmi lesquels l'Inspection du travail. C'est le même cas de figure en ce qui concerne les deux joueurs dont le contrat a également été résilié par Sonatrach, en l'occurrence Babouche et Chaouchi. Pour ce qui est de Omar Ghrib, l'entreprise pétrolière ne peut pas le renvoyer vu qu'il n'est pas un de ses employés. Elle a le droit, par contre, de lui interdire de tourner autour de l'équipe.
Ghrib est membre du conseil d'administration de la SSPA mais de manière largement contestable. Rappelons que s'il y a un actionnaire indéboulonnable du conseil d'administration d'une SSPA, c'est bien le club sportif amateur. C'est au nom de ce dernier que Ghrib siège dans ledit conseil mais cette participation peut être détruite en un tour de main par Sonatrach. En effet, si Ghrib et les autres représentants du CSA-MCA se sont retrouvés dans le conseil d'administration de la SSPA-MCA c'est grâce à l'argent du club amateur.
Ce dernier a ramené 1 million de dinars dans la cagnotte du club professionnel et ceux qui dirigeaient le club amateur à l'époque ne se sont pas gênés pour se servir de cette somme et la diviser en 10 parts égales qu'ils ont mises à leur nom à raison d'une part par personne.
L'affaire est en justice, l'actuel bureau exécutif du CSA voulant à tout prix récupérer ce 1 million de dinars. Comme on le voit, Ghrib était dans le conseil d'administration de la SSPA à titre fictif et Sonatrach en tant qu'actionnaire majoritaire peut lui demander de se retirer du conseil d'administration.
Il faut dire qu'une telle situation est née du fait que Sonatrach n'a pas su gérer son entrée dans ce club professionnel. Dès qu'elle a acquis la majorité des parts, elle aurait dû baliser le système par des décisions énergiques pour limiter le droit de regard d'Omar Ghrib sur l'équipe.
Or ce dernier a continué à «régner» sur l'équipe professionnelle comme si c'était sa propriété. Il n'y a pour cela qu'à prendre en compte toutes ses sorties médiatiques où il montrait bien que sans lui rien ne passait au Mouloudia. Invité dernièrement de la chaîne III de la radio nationale, le président du conseil d'administration de la SSPA, Hocine Amrouche, a révélé que «Sonatrach étant entrée en jeu en cours de saison sportive, elle n'a pas voulu chambouler ce qui était en place.
Si nous avions changé ou remplacé qui que ce soit et que l'équipe se mettait à perdre, on nous aurait accusés d'avoir saboté le Mouloudia. Nous avons donc préféré continuer avec ce que nous avons trouvé sur place pour aller jusqu'au bout de la saison. Ce n'est qu'après celle-ci que des changements seront opérés dans l'équipe professionnelle.»
C'est le laxisme des propriétaires du club qui a fait croire à Ghrib qu'il était intouchable. Mais il n'était pas à l'abri d'une bévue et celle de la finale de la Coupe d'Algérie en fut une. La Sonatrach a donc reçu de la FAF un sacré coup de main dans son objectif de mettre de côté cet encombrant personnage.
L'exclusion à vie des affaires du football avec proposition de radiation à vie dont il a été l'objet a servi de prétexte aux responsables de Sonatrach pour devancer les évènements.
Désormais, il appartient à ces derniers de faire en sorte que ce club soit un exemple pour le football algérien et non la vitrine aux esclandres qui a fait les choux gras d'une certaine presse.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.letempsdz.com