Y a-t-il une culture urbaine en Algérie ? Cette question est trop directe et tout aussi ambiguë, que d?essayer d?y répondre sans s?être conceptuellement et méthodologiquement outillé, ne serait que bavardage et relèverait, plutôt, comme dirait Bourdieu, d?une « sociologie dans sa forme la plus profane ». Il est donc préférable, avant de tenter d?y répondre, de l?éclaircir ne serait-ce que pour permettre aux lecteurs de participer à cet exercice de décrypter la réalité de nos villes. Ce que je propose à travers ce papier, aussi modeste soit-il, c?est de prendre, activement, part à un débat marqué par une stérilité accrue et un surplus de préjugés rendant la tâche de comprendre le « phénomène urbain » en Algérie que plus ardue.En fait, cette interrogation dissimule une autre question et qui me paraît plus importante : comment peut-on arriver à une compréhension objective de la réalité des villes algériennes ? Autrement formulée, comment réussir à contourner ce lot de préjugés qui empêchent nos « spécialistes de la ville » d?avancer dans leur quête, s?entêtant toujours à vouloir retrouver « La ville » représentée, venue d?ailleurs [ Lakjaa, A. 1998 ] ?Dans ce périple au coeur duquel je vous convie de me suivre, j?essaierai de vous éclairer, sans prétention aucune, sur l?une des nombreuses facettes du vécu urbain. Celle qui concerne le vécu, le quotidien d?une société dite urbaine, la « poétique » (dans l?acception bachelardienne du terme) de cet espace qu?est celui de la ville et surtout d?une « culture émergente ».Â
Aux origines du chaos
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mehdi Souiah *
Source : www.lequotidien-oran.com