Terrain Hadj Hacène et El Sebala El-Malha rasés de la carte
L’opération de démolition entamée depuis voilà deux semaines, tire à sa fin et ce, depuis hier.
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Les dernières habitations se sont écroulées hier sous le poids des engins. «Le terrain Hadj Hacène, El Sebala El-Malha et une partie de Haï Si Salah ne sont plus qu’un tas de ruines. On a l’impression que c’est un quartier du Liban, les engins démolisseurs n’ont pas été plus tendres avec ces habitations que les bombes qui se sont abattues sur Beyrouth» a déclaré, la mort dans l’âme, le restant des habitants de cet illustre quartier. «Un quartier qui a été le berceau de la Révolution algérienne» sont fiers de le souligner nos interlocuteurs qui assureront que des habitations qui devaient être qualifiées comme monument historique pendant la guerre de libération pour avoir abriter de vaillants moudjahidine et avoir été le lieu où les plus grandes opérations contre le colonisateur ont été préparées, ont été démolies. Nos interlocuteurs attesteront notamment que des cavernes classées n’ont pas été épargnées. En fait, les ordres étant de raser tout le site, ces derniers ont été appliqués à la lettre. Il est à signaler que les déclarations sur le nombre des habitations démolies diffère d’un service à un autre. L’on a enregistré 800 auprès d’une instance et 1000 auprès d’une autre alors que le nombre de familles relogées dans le cadre de l’opération du recasement qui a précédé la démolition, est de l’ordre de 790. Il s’agissait de familles qui logeaient à trois ou quatre dans la même habitation à titre de location d’une pièce ou deux, chacune ; ceci pour les locataires. Quant aux propriétaires, ils avaient des enfants mariés à leur tour et partageant le même haouch. Quelque soit le nombre d’habitations démolies, le fait est que le terrain Hadj Hacène, El Sebala El-Malha et une grande partie de Haï Si Salah ne figurent plus sur la cartographie de la ville d’Oran. Il en reste du moins comme trace d’existence, la mosquée de Haï Si Salah et l’école primaire Mekkaoui Mohamed qui est actuellement occupée par les services de sécurité. Bon gré mal gré, les 790 familles recasées ont rejoint leur nouvelle cité à Haï El-Yasmine dans la commune de Bir El-Djir ; les familles qui n’ont pas eu la chance de figurer parmi les bénéficiaires et qui habitaient pourtant terrain Hadj Hacène, Haï Si Salah et El Sebala El-Malha et dont les maisons ont été démolies après qu’ils les ont quittées sous la pression des forces de l’ordre, n’ont eu d’autres refuges que les locaux sis au rez-de-chaussée des immeubles de la nouvelle cité de Haï El-Yasmine. Ces derniers ne pourront y demeurer plus longtemps, ils seront évacués de ces lieux prochainement.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com