Alger - Revue de Presse

L'OPEP veut réduire sa production : Les Occidentaux Menacent



Le baril de pétrole est passé sous la barre des 80 dollars sur fond de crise financière - qui met les bourses mondiales à deux doigts du krach - et d'une demande à la baisse.

Le baril de Brent de la mer du Nord se vendait hier à moins de 78 dollars, perdant près de 5 dollars par rapport à la veille.

On est très loin du record historique atteint le 11 juillet dernier avec un baril dépassant les 147 dollars. Comparativement à ce pic, le baril a ainsi perdu près de la moitié de sa valeur.

Même si cette chute est un peu atténuée par l'appréciation du dollar par rapport aux autres monnaies, elle reste substantielle. Pour des pays pétroliers peuplés comme l'Algérie, engagés dans des grands programmes d'infrastructures, la tendance est mauvaise, voire inquiétante. En tout cas, cela relativise tous les discours rassurants au sujet des effets de la crise financière sur l'Algérie.

La chute des prix du brut, si elle se poursuit et descend même en-dessous de 70 dollars, va poser problème. Or, la crise financière est en train d'influencer l'économie réelle avec des perspectives plutôt sombres de récession économique, voire de dépression. Les prix du baril ont été tirés à la baisse au cours de la saison estivale par une réduction de la demande. Cette tendance est accentuée par un climat économique dépressif. L'AIE (Agence internationale de l'énergie) a revu à la baisse ses prévisions de demande mondiale à 86,5 millions baril jour (mbj) pour 2008 et à 87,2 mbj pour 2009.

Certains experts avancent que le prix actuel du baril est celui de la peur et non celui du jeu de l'offre et de la demande. Le problème est que depuis la crise du crédit hypothécaire (subprime), une véritable bombe à fragmentation, dont les effets n'en finissent pas de se faire ressentir, la peur, les anticipations craintives voire affolées sont un élément important du marché.

Couplés à une offre qui excède la demande, les prix, à moins d'une intervention des pays de l'Opep dont les coûts de production connaissent une forte hausse, pourraient encore descendre. Plus bas que la barre des 70 dollars, ce qui inquiète nos experts.

Cela dépendra en grande partie des Saoudiens

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