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L'interdiction de l'importation laisse place à la contrebande Friperie



L'interdiction de l'importation laisse place à la contrebande                                    Friperie
D'où provient cette quantité de marchandise commercialisée ' Une chose est sûre, celle-ci n'a pas été introduite à travers les canaux officiels. C'est ce qu'affirme les services des douanes. D'après un responsable au niveau du centre national de l'informatique et des statistique (CNIS), aucune entrée d'article de friperie sur le territoire algérien n'a été portée sur le fichier des importations durant les 7 mois de 2012 ni d'ailleurs pendant l'exercice de 2011, l'année durant laquelle l'importation était pourtant autorisée. Pour ce qui est de l'exercice de 2010, les importations ont été enregistrées seulement durant les deux premiers mois. Selon le bilan du CNIS, l'Algérie avait importé durant ces deux mois un total de 1,7 million de kg de vêtements d'occasion en provenance d'Allemagne (159 522 kg pour une valeur de 137.091 dollars), du Canada (101.745 kg pour 96.588 dollars), des Pays-Bas (239.790 kg pour 205.357 dollars) de l'Italie (1 078 540 kg pour 915.004 dollars), de la Suisse (117 239 kg pour 99.439 dollars), des USA (5.545 kg pour 7.401 dollars), et de l'Espagne (29.890 kg de 23.766 dollars). Valeur globale : plus 1,4 million de dollars. Cela sous entend que les articles en vente dans les friperies sont puisés des lots importés durant les deux mois précités. Sur le terrain, les agents des services de contrôle et de la répression des fraudes sont à pied d''uvre. « Sauf que leur intervention se limite au contrôle des magasins et d'autres lieux de commerce légalement érigés », précise Abdelhamid Boukahnoune, directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce. « Pour ce qui des magasins, les opérations de contrôle ont confirmé que la marchandise qui se vend provient des stocks. Nos agents veillent à la vérification des documents administratifs ainsi que des attestations d'hygiène liés aux marchandises », précise-t-il. Mais là s'arrêtent les prérogatives des contrôleurs. « Les commerçants qui pratiquent cette activité aux niveaux des marchés informels ne sont pas contrôlés. Nos agents ne peuvent pas intervenir vue l'insécurité qui règne au niveau de ces lieux », souligne M. Boukahnoune. Ce qui explique, selon lui, la commercialisation des produits interdits à la vente comme les draps et les sous-vêtements utilisés. « Les citoyens doivent être conscients des dangers et de la nuisance que peuvent engendrer ce type de vêtements d'occasion sur leur santé », prévient-il en n'écartant pas le fait qu'une partie de cette marchandise écoulée au niveau des marchés parallèles provient de la contrebande. Une situation que confirme un fripier à Alger centre. « Auparavant les articles de friperies arrivaient par containers, mais après l'interdiction de leur importation nous nous approvisionnons auprès des trabendistes », affirme-t-il. Selon un bilan arrêtés au 15 octobre 2011, le nombre de fripiers immatriculés au registre du commerce était de l'ordre de 6 504, précise Amara Boushaba, directeur de l'organisation des marchés, des activités commerciale et des professions réglementées au ministère du commerce. Parmi ces commerçants 3 337 exercent dans l'importation, 246 au niveau du marché de gros, 2782 commerçants dans le marché du détail et 139 sont spécialisés dans le tri, le conditionnement et la transformation des vêtements d'occasion.
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