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« De la surenchère électorale », affirme l'UGCAA L'informel s'intensifie en ce mois de ramadhan



« De la surenchère électorale », affirme l'UGCAA                                    L'informel s'intensifie en ce mois de ramadhan
Les points de vente informels sur le territoire national risquent de connaître une hausse de plus de 50% d'ici la fin du mois de ramadhan si les parties concernées ne prennent pas les choses en main, déplore l'Union Générale des Commerçants et des Artisans Algériens (UGCAA). Chose qui suscite non seulement la grogne des commerçants légaux, mais aussi celle des citoyens qui ne cessent de se plaindre auprès des APC, protestant contre les désagréments occasionnés par les étalages qui empêchent toute circulation dans les ruelles et bloquent même l'accès à certaines cités habitées, voire des cages d'escaliers ! C'est le cas, entre autres, de la cité les Puits des Zouaves, à Bouzéreah, où les habitants ont saisi, via une pétition, l'APC afin de débarrasser leur quartier de ces étalages. « Nous avons fait notre travail. Nous avons saisi les services de sécurités mais le résultat reste le même. Car les commerçants informels finissent toujours par revenir. L'idéal est de saisir les marchandises et les mettre en fourrière », fait savoir M. Abdi, maire de l'APC de Bouzareah. Mme Melouah, vice-présidente chargée du social à l'APC d'El Biar, va plus loin en affirmant que la situation de l'informel est devenue carrément incontrôlable. « Il est impossible que les APC se chargent seules de cette problématique qui s'est amplifiée depuis le début du mois sacré », dit-elle sans pouvoir expliquer clairement les raisons de cette amplification. « Ces derniers temps, l'informel s'est renforcé mais il n'avait jamais atteint le degré enregistré actuellement », souligne-t-elle. Mais l'UGCAA a sa propre explication de cette explosion des étals dans les rues d'Alger. Selon son porte-parole, Hadj Tahar Boulenouar assure que si l'informel continue de se « bonifier », la faute incombe aux APC. « Les jeunes vendeurs assurent qu'ils ont reçu des autorisations verbales de vente de la part de leurs APC respectives afin de garantir des voix lors des prochaines élections locales. Un constat que les APC rejettent en bloc. Celles de Bouzaréah et d'El Biar, du moins, affirment qu'elles ne s'adonnent pas à ce genre de procédés. « Nous n'avons délivré ni autorisation verbale ni autorisation écrite à ces gens là. Notre mission consiste à avertir les services de sécurité et nous l'avons fait. Le reste, c'est la responsabilité des institutions de sécurité », assure M. Abdi. Idem pour Mme Melouah qui affirme qu'au niveau d'El Biar, aucun jeune commerçant n'a reçu d'autorisation pour exercer des activités informelles.
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