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«L'Esplanade africaine» pour oublier l'enfer du Sila Les pavillons d'exposition sont transformés en étuves



Incontestablement, le tramway est une bénédiction pour les visiteurs du 17e Salon international du livre d'Alger (Sila 2012). Les rames se suivent et se ressemblent : elles sont pleines à craquer. Vendredi dernier, jour de repos et, de plus, la veille de la clôture du Sila, plus que jamais, à tel point que les haut-parleurs au niveau des stations conseillaient aux gens de ne pas se bousculer et d'attendre la prochaine rame qui ne tarderait pas à arriver, ce qui est vrai. A la foire, des fenêtres du tram on pouvait voir les voitures qui attendaient à l'entrée du parking. La file s'allongeait jusqu'à l'autoroute. Du coup, on découvre et on apprécie le confort du tram, même si on y est débout et à l'étroit.Sur le chemin menant aux pavillons d'expositions, beaucoup de familles, et plus d'enfants. Le Sila est une bonne occasion de sortie le week-end. Si de surcroît on trouve des livres intéressants et à bon prix ça sera tout bénéfices. Mais dès l'entrée, on découvre que c'est l'enfer, littéralement. Les pavillons sont transformés en étuves. Pas le moindre souffle d'air frais. La climatisation est à l'arrêt, sauf dans les bureaux du commissariat. C'est une honte. On transpire à grande eau. Les enfants, les plus petits surtout, souffrent le martyre. Aussi, les parents s'efforcent-ils de faire le tour au pas de charge, trouver ce qu'ils cherchent, le payer et sortir prendre l'air, acheter de l'eau, respirer'Au milieu des trois pavillons d'expositions, sur la place, se dresse un chapiteau. Des chaises sont disposées en face d'une scène. Dans un coin, des toboggans, structure d'escalade et balançoires. Là-bas, des ateliers de dessins et jeux. C'est l'espace enfant qu'on a baptisé «l'Esplanade africaine». Après une bonne séance de sudation, les parents comme les enfants voient en cette aire aménagée en plein air le havre de paix rêvé. D'ailleurs, il faut faire la queue pour accéder à l'espace où l'enfant est tout de suite pris en charge par des animateurs.Sur la petite scène, clowns et comédiens, algériens et français, se succèdent pour de franches parties de rires ou des spectacles éducatifs et distractifs pour les petits et les grands. Il y a aussi des projections de films d'animation, des spectacles de marionnettes ou de magie. Les enfants que la scène n'accroche pas peuvent toujours aller se dépenser dans l'aire de jeux ou s'amuser dans les ateliers où des animateurs leur feront faire des travaux manuels et du coloriage sur des manuels qui ont été gracieusement offerts par Vertex. Ils peuvent aussi être initiés au dessin et à la peinture par un professeur, vrai de vrai, des Beaux-arts. Et pour les p'tits lecteurs, il y a une petite bibliothèque et un conteur, cheïkh Ferhat, qui leur fera des lectures animées. L'Esplanade africaine est ouverte de 10h à 19h, et, tout au long de la journée, elle reçoit des enfants qu'elle garde à l'abri des barricades dressées tout autour de l'espace, pendant que les parents, poursuivent leurs pérégrinations dans les étuves du 17e Salon international du livre d'Alger à la recherche de l'ouvrage qui entre dans le calcul budgétaire de la famille.
H. G.
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