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L'écrivain Mustapha Benaïssa publie un troisième ouvrage



L'écrivain Mustapha Benaïssa publie un troisième ouvrage
Né à Béni Saf dans la wilaya de Aïn Témouchent dans les années soixante, Mustapha Benaïssa s'est réveillé dans une ville côtière où la chaleur, le soleil et la mer constituent, à eux seuls, le monde de la pensée, les atouts de l'imagination, du style et de l'inspiration. Après Sur les chemins du malheur et Tribulations, deux recueils de poésie édités respectivement chez La Pensée Universelle (France 1984) et Les Editions Fennec (Algérie 1996), Mustapha Benaïssa revient dans l'espace culturel avec la publication, en septembre 2015, d'un nouvel ouvrage chez Edilivre (France). Il s'agit en fait d'un recueil de 60 pages comprenant une série de textes en prose, un genre de nouvelles, mais là l'importance n'est accordée ni au temps, ni à l'espace, ni aux événements et leur ordre chronologique. Ce qui est caractéristique, c'est la lenteur des mouvements et la rareté de l'action, excepté dans la dernière partie où lepersonnage retrouve toute sa vitalité. Les textes sont concentrés sur l'analyse de la société et des individus qui la composent. Une bonne part est réservée à la philosophie de l'absurde. Comme l'avait préfacé M. Kouini, "l'auteur dresse un miroir arrogant qui rend avec force les images de la bêtise humaine. Pour Benaïssa, le verbe reste l'ultime salut dans cette marée d'incompréhension ou d'inconscience, comme un défi tenace traversant le temps, l'histoire et les civilisations".Le titre est révélateur du contenu. En effet, il s'agit d'une recherche pour sortir ce "quelqu'un" de l'anonymat. Anonymat double : personnel, relatif à son identité et espace vital anonyme ; d'où l'émergence d'une double inquiétude : s'identifier et connaître son milieu, son espace naturel. Ainsi sont révélés les états d'âme du personnage, ses défauts, sa passivité et ses troubles, mais aussi ses bons sens, son courage et sa ténacité. "L'oisiveté, telle une vermine, consume ses vacances. Pourtant, il n'est pas de ces jeunes dont le seul loisir est de disséquer les passants. Sachant que rien en l'humain n'est étrange, il s'évertue à ne s'occuper que de lui-même. Aujourd'hui, bien que les astres lui aient prédit un moral en hausse, il a l'impression d'avoir un clou dans le crâne ! Il se retrouve alors seul à décharger ses maux, au fond d'un café maure, seul lieu de débâcle publique !... Un dépotoir de rêves, de joies, d'exploits, d'échecs, de peines, de vicissitudes... Tout s'y boit, s'y avale... Tout s'y vomit !...", lit-on dans un long passage de ce recueil qui décrit les sentiments d'un individu, ses frustrations, sa confusion... Mais qui contraste avec l'ironie, la satire et l'humour qui sont loin d'être fortuits, une façon pour l'auteur de dévoiler les vices et le ridicule de notre temps.Pour l'auteur, le but n'est aucunement de raconter les aventures d'un personnage anonyme, mais d'analyser cet individu dans ses relations avec la société et son rapport avec la nature environnante.M. L.


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