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L'économique au point mort



L'économique au point mort
une vue d'AlgerDepuis la signature de l'accord de partenariat stratégique en 2001 entre l'Algérie et la Fédération de la Russie, le volet économique prenait toujours le dessus comme préalable stratégique pour booster les relations entre les deux pays et les consolider davantage.
Les préparatifs de la 8ème session de la commission mixte intergouvernementale algéro-russe de coopération économique, commerciale, scientifique et technique, qui se tiendra à Alger du 18 au 20 septembre, semblent cette fois redémarrer sur un socle nouveau en tenant compte des expériences précédentes des rencontres qui ont sanctionné cette commission mixte intergouvernementale entre l'Algérie et la Russie.
Selon le communiqué du ministère des Finances, cette commission mixte «permettra de dresser le bilan de l'état d'exécution des recommandations consignées au procès-verbal de la 7ème session qui s'est tenue à Moscou les 30 et 31 juillet 2015, et d'identifier de nouvelles actions pour impulser une dynamique nouvelle à la coopération bilatérale multisectorielle», précise le communiqué.Depuis la signature de l'accord de partenariat stratégique en 2001 entre l'Algérie et la Fédération de la Russie, le volet économique prenait toujours le dessus comme préalable stratégique pour booster les relations entre les deux pays et les consolider davantage. Sur le plan diplomatique et politique, les relations sont excellentes, voire privilégiées.La commission mixte a comme challenge de redonner à l'investissement dans le domaine économique un sens pragmatique où l'échange se fera de façon équilibrée en renforçant l'approche fondée sur l'exportation des produits algériens sur le marché russe.
Pour ainsi dire, l'échange commercial entre l'Algérie et la Russie ne dépasse pas les 530 millions de dollars en dehors de l'énergie et l'armement. Ce qui est remarquable, c'est que même dans cet échange commercial, l'Algérie exporte à raison de 7 millions de dollars vers la Russie. La commission mixte est appelée à renforcer l'échange en faisant de l'exportation vers la Russie un défi de premier plan. Le contexte est très favorable pour opter davantage vers cette démarche qui sera bénéfique surtout pour les Russes qui subissent un embargo de la part de l'Union européenne et des USA. Cette situation pourrait permettre aux exportateurs algériens dans le domaine de l'agroalimentaire de conquérir le marché russe dont la demande est toujours d'actualité. Le partenariat stratégique entre l'Algérie et la Russie est susceptible de mettre le pays dans une perspective économique d'avenir, qui pourrait juguler la problématique de l'économie diversifiée et de la libération de la dépendance des hydrocarbures. La Russie est une puissance qui a son mot à dire sur l'échiquier international, c'est un moyen qui pourrait aider l'Algérie à profiter de la nouvelle approche qui est pilotée par la Russie et la Chine à savoir le Brics, une structure économique et stratégique évoluant en dehors de la démarche régentée par le dollar et la mainmise de l'Oncle Sam et l'Union européenne. La dernière session de la réunion de la commission mixte algéro-russe s'est déroulée en 2015 à Moscou. Cette session a vu le déplacement d'un panel important d'hommes d'affaires et d'entrepreneurs algériens dans la perspective de répondre à un besoin crucial d'exportation des produits alimentaires et de signer des accords de partenariat économique pour booster l'industrie algérienne et le créneau de la recherche scientifique.
Depuis 2015 à 2017, l'échange commercial et le niveau des exportations des produits algériens n'ont pas dépassé 647 millions de dollars quand les importations émanant de la Russie avoisinent les 639 millions de dollars. Dans l'ensemble, la commission mixte algéro-russe estime que l'échange ne dépasse pas le seuil d'un milliard de dollars, c'est ce qui a poussé le ministre des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov à dire que «nous avons déjà pu constater que nous avons de belles perspectives quant à notre coopération économique et commerciale et nous devons intensifier les travaux de la commission intergouvernementale sur la coopération économique et commerciale», a-t-il précisé lors de la dernière réunion de la commission mixte. Les deux pays sont conscients de la nécessité de renforcer la coopération stratégique, mais cela doit se faire en saisissant les opportunités qui se présentent au niveau du marché international, c'est-à-dire faire du partenariat avec la Russie sur le plan de l'échange commercial et économique un atout pour diversifier notre économie et trouver des alternatives pragmatiques pour déclencher l'amorce d'une industrie solide et qui répond aux exigences du marché international. Les préparatifs de la 8ème session de la commission mixte algéro-russe, doit axer son travail sur la nécessité de faire de l'harmonie politique et diplomatique qui imprime la relation entre les deux pays, comme un moyen pour approfondir l'échange commercial et économique en dehors de l'énergie et l'armement pour qu'il soit prépondérant quant au monde des affaires et de l'investissement basé sur le principe gagnant-gagnant. L'Algérie est consciente de l'importance des relations stratégiques avec un pays comme la Russie. Mais cela doit être un facteur d'échange économique et aussi dans tous les secteurs y compris scientifique et technique pour asseoir les jalons d'un vrai partenariat stratégique en renversant l'équilibre de l'échange commercial où l'exportation doit prendre le dessus sur l'importation.
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