Alger - A la une

L'appel à la retenue des intellectuels algériens et marocains



L'appel à la retenue des intellectuels algériens et marocains
Des universitaires algériens, en contact avec leurs collègues marocains, ont lancé une pétition à l'adresse des pouvoirs et des intellectuels des deux pays, dont les relations viennent de connaître une énième crise, pour appeler, notamment, à «considérer la construction maghrébine comme une question essentielle et ne pas la conditionner par la résolution des différends politiques entre les deux Etats» et à «cesser de dresser les deux peuples l'un contre l'autre par la surenchère et l'agitation médiatique».La pétition, avec ses 872 signataires jusqu'à hier, «est motivée par les tensions qu'ont connues récemment nos relations, entre le Maroc et l'Algérie», précise l'un des initiateurs de l'appel, le sociologue Zoubir Arous. «Les relations officielles entre nos deux pays ne cessent, depuis des décennies, d'aller de mal en pis. Nul doute qu'il y a des raisons à cette dégradation au nombre desquelles nous pourrions citer le poids de l'héritage colonial, le caractère autoritaire des systèmes de gouvernement institués après les indépendances, ainsi que le déficit d'initiatives indépendantes de la part des intellectuels et de la société civile en Algérie et au Maroc.Nous observons qu'au moindre signe de détente entre les deux Etats, celle-ci est avortée», lit-ont dans le texte de la pétition. «Nous tenons à signaler que le problème du Sahara occidental doit être réglé dans le cadre des Nations unies et ne doit pas hypothéquer l'avenir de nos deux peuples», ajoute le chercheur contacté hier. La pétition appelle effectivement à «œuvrer à régler les problèmes en suspens entre les deux pays avec sagesse, dans le respect des intérêts communs», à «laisser le traitement de la question régionale du Sahara aux institutions onusiennes spécialisées», et à, enfin «permettre aux instances de concertation et de coopération maghrébines d'accomplir leurs missions». «Pour le moment, nous étudions les prochaines étapes pour concrétiser cet appel», précise Arous.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)