Alger - Revue de Presse

L’analyse du jeudi



Le GSPC revendique l’attentat de la plage de Réghaïa Comme s’il fallait une confirmation, le GSPC a revendiqué dans un communiqué daté du 9 août 2006 son attentat de la plage de Réghaïa, deux jours auparavant, attentat qui a fait deux blessés parmi les gendarmes chargés de la surveillance des lieux, dont un a succombé à ses blessures. Il a englobé cet attentat dans une série d’autres qui l’ont précédé, en fait toute une chronologie qui remonte à plusieurs années. Le ton de la revendication est tellement bourré de haine que l’on se demanderait si c’est bien en direction de cette organisation que les Algériens ont plébiscité la politique de «paix et de réconciliation nationale» prônée par la Charte du même nom lors du référendum de l’automne dernier, initiée par le président de la République. Pour le GSPC, cet attentat se situe dans ce qu’il considère comme un «enfer» de la série des bombes de cette saison estivale. Les crimes gratuits sont qualifiés de «batailles bénites». Et il est tout fier de lui-même de constater qu’il ne se passe pas un jour sans que ne tombent des morts et des blessés dans les rangs des «tyrans». La presse, quant à elle, est fustigée pour son «silence», accusée de «minimiser le nombre de morts et de blessés» et de cacher les réalités derrière la «légende de la paix et de la réconciliation». Le communiqué continue sur le même ton, se glorifiant à longueur de pages de ses crimes qui n’ont absolument aucun sens sinon d’endeuiller des familles et de prolonger cette «tragédie nationale» qui dure depuis près d’une décennie et demie et qui n’a rien fait d’autres des islamistes qui ont les armes que d’ignobles assassins. A moins de trois semaines de la fin du délai laissé aux terroristes pour se «repentir» que leurs ont accordé les dispositions de la Charte sur la paix et la réconciliation, la revendication de cet attentat et les «promesses» qui l’accompagnent montrent intentionnellement la détermination du GSPC en tant qu’organisation de ne prêter aucune oreille aux appels à la raison lancée par la nation entière. Ce même attentat de la plage de Réghaïa, il le voulait plus sanglant selon les termes de cette revendication. «Poursuivant l’enfer des bombes», ses terroristes affublés du titre d’»héroïques moudjahidin» ont explosé une bombe de «forte puissance» contre un poste de la gendarmerie chargé de la surveillance de la plage. Elle a provoqué «un nombre indéterminé de morts et de blessés et la destruction du poste». En réalité, il y a eu deux victimes et le poste lui-même n’a souffert en rien du fait que la bombe a été posée une dizaine de mètres plus loin. Par contre, ce qui pose problème, c’est que dans l’enquête diligentée à la suite de cet attentat, l’implication d’un certain nombre du personnel de gardiennage recruté temporairement par la protection civile pour les besoins de la saison estivale s’est avérée. Et l’on ne peut s’empêcher de s’interroger s’il s’agit d’une implication par contrainte, soudoyée, d’un recrutement ou s’il s’agit d’une infiltration d’individus préparés dans l’objectif de noyauter un corps. La poursuite de l’enquête le déterminera sans aucun doute; mais en attendant, il y a lieu de relever que cette saison estivale a connu une recrudescence en matière d’attentats à la bombe. Leur rythme semble s’accélérer au fur et à mesure qu’approche le délai fixé par les dispositions de la politique de réconciliation nationale aux terroristes de renoncer à leur aveuglement. Mohamed Issami
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