Pékin, pour compléter la tournée
Le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, qui vient d’être promu au grade de général de corps d’armée en juillet passé, effectue une visite en Chine. S’agissant d’un pays qui possède une industrie de l’armement très florissante, qui fait de lui un pays exportateur -sa production représente plus de 10% de la production industrielle du pays-, il est naturel que les spécialistes spéculent sur la nature de ce séjour. L’on se souvient que le président de la République avait effectué une visite d’Etat dans ce pays en octobre 2000, immédiatement suivie par celle du général d’armée Chi Haotian, conseiller d’État, ministre de la Défense et vice-président de la Commission militaire centrale chinois, un mois plus tard. Il est, certes, difficile de ne pas voir dans ce ballet diplomatique, à très haut niveau, un débat concernant des questions d’intérêt stratégique. D’autant plus que le ministre de l’Energie algérien vient à peine de rentrer de Pékin.La Chine, qui est confrontée au même problème que l’Algérie -la diversification de partenaires- tente de trouver une solution de rechange à ses sources d’approvisionnements en énergie, dans le cas où la situation en Iran tournerait mal. L’Algérie tente, elle, à la faveur de l’éclaircie financière et les remboursements anticipés, d’assurer le renouvellement et la maintenance des matériels, d’origine chinoise, qui équipent ses Forces navales. Ce qui ne signifie, nullement, que le pays est en train de se surarmer. Le fait est qu’après une longue décennie où l’armée a été contrainte d’user un potentiel destiné à la défense du pays en cas de violation de l’intégrité territoriale et du dur embargo auquel il a été soumis, il est tout à fait normal que l’ANP refasse sa toilette. D’autant plus que les Américains ont exercé des pressions sur les Russes pour limiter le contrat de fournitures militaires à l’Algérie et que l’Otan courtise notre armée. C’est justement pour rassurer les capitales les plus influentes sur ses intentions pacifiques, que le Président avait dépêché son chef d’état-major à Moscou, Bruxelles, Paris et Washington, avant cette visite de Pékin. Le reste n’est que spéculations.
Hakim Djaziri
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com