Alger - Revue de Presse

L’ANALYSE DU JEUDI



Le GSPC perd la boule L’expérience vécue en Algérie a clairement montré que l’intégriste islamiste de manière générale et son terrorisme en particulier évoluent à contre-courant de l’histoire, de la raison et de la rationalité. Tous ceux qui ont porté les armes contre leur pays et leurs concitoyens, ont fini par les déposer en apprenant d’une manière ou d’une autre que cette voie n’avait pas d’issue. Les autres qui continuent dans leur aveuglement, même s’ils engendrent des dégâts, savent au fond d’eux-mêmes qu’ils finiront par y renoncer un jour ou périr dans leur péché originel dont ils voulaient en faire un «djihad» qui n’a aucun sens. Le GSPC qui reste la seule organisation criminelle encore active à l’heure actuelle -vu que les HDS sont quasiment en stand-by depuis des années, et que le GIA n’a guèreaucune consistance- vient de montrer, par écrit, que ces pratiques ne peuvent relever désormais que de la pathologie mentale. Jusque-là, tous ses actes étaient criminels et condamnables, et tous les oulémas parmi les plus éminents à travers le monde lui ont fait toucher du doigt son égarement. Les exégètes du Coran et du Hadith lui ont montré que son idéologie est erronée à plus d’un titre. Et même certains théoriciens dont il se réclame comme Abou Bacir Et-Tartoussi lui ont interdit au moins certaines pratiques dont il se glorifiait comme l’assassinat des jeunes appelés, une fois qu’ils retournent à la vie civile. Refusant de prendre conscience que son «djihad» ne pourrait jamais en être un et que son idéologie est carrément à côté de la plaque, et comme pour prouver au monde que son cas relève de la pure folie, il vient d’inaugurer à travers le bulletin qu’il diffuse de temps à autre et qu’il considère comme son organe central, une rubrique qu’il a intitulée «Les signes de Dieu» (Ayate Er-Rahmane). Dans cette chronique qui est à son numéro deux, il est convaincu et cherche à convaincre que Dieu est du côté du terrorisme en le montrant à travers des «signes» qui ne peuvent être que «divins». Puisant dans des exemples qu’il prend à travers le long parcours du terrorisme depuis les débuts en Algérie, il met en exergue des «cas miraculeux» que certains terroristes ont vécus. Dans le premier cas, il parle d’un Abdeldjebar qui, dans la wilaya de Chlef, a été blessé par balles au ventre. Considéré comme condamné, ses compagnons l’ont abandonné chez un sympathisant qui a pu lui débrouiller un médecin qui n’a rien pu faire pour lui sans moyens appropriés. Il attendait donc de mourir. Et une nuit, il fut surpris par la présence de deux hommes habillés de blanc, se tenant à son chevet. Ils ont pris d’une trousse des instruments de chirurgie et l’ont opéré sans qu’il n’ait la moindre sensation de douleur. Le lendemain, il était sur pied. Le deuxième cas, selon lui, a été vécu par Achir Redouane dit Abou Abdelghafar qui est connu pour avoir été l’ «émir» de la zone VI (centre-est du pays) du temps du GIA. Celui-là n’a pas été opéré par des «esprits», mais a tiré avec son kalachnikov autant qu’il a pu dans un accrochage et quand il a voulu changer le chargeur, il s’est rendu compte qu’il était toujours plein de balles. A travers ce genre d’histoires extravagantes, le GSPC se montre persuadé que le terrorisme a reçu la bénédiction de Dieu. Et il promet de rapporter d’autres «preuves» dans les prochains numéros de son bulletin. En fait, il est en train de rééditer la grosse tromperie dans laquelle s’est essayé, dans les années 1980, Abdellah Azzem à Peshawar quand il a rédigé et diffusé son livre «Les signes de Dieu dans le djihad des Afghans» (Ayate Er-Rahmane fil jihad el-afghane), où, lui aussi, a «recueilli» mille et un «signes» pour montrer la main de Dieu dans les maquis. Seulement, ses partisans n’ont pu expliquer (lui, étant tué entre-temps), comment se fait-il que ceux que Dieu faisait bénéficier de sa bénédiction ont fini par s’entretuer et ont perdu à jamais leur âme. Mohamed Issami
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