Alger - A la une

L'Algérien de Cuba



L'Algérien de Cuba
« Hasta la victoria, siempre » (jusqu'à la victoire), clamait il y a 63 ans le père de la révolution cubaine. Dans cette détermination inébranlable, le message de résistance est tout à la fois un défi à la domination étrangère, substituant par les artifices du traité de Paris de 1899 à la colonisation espagnole un protectorat américain, et un engagement résolu pour l'avènement d'une nation libre, indépendante, fière, égalitaire et solidaire. La victoire castriste a trouvé sa juste consécration dans l'abandon de la politique américaine d'isolement, jugée défaillante et improductive. Le Fidel de Cuba a survécu au terrible embargo en laissant debout une nation conquérante, débarrassée de la pire dictature jamais vécue et adossée à un héritage aux performances nettement affirmées dans les domaines de la santé et de l'éducation gratuites et pour tous. Le leader Maximo a été de tous les combats pour « l'émancipation humaine » qui a scellé les retrouvailles historiques avec La « Mecque des révolutionnaires » désormais orpheline d'un vieil ami prêtant, aux premières heures de l'Indépendance, main forte lors de l'agression militaire marocaine. L'idylle algéro-cubaine est immuable. Elle se manifeste par l'accueil triomphal de Fidel Castro à Alger en 1972 qui a pris une dimension particulière dans le c?ur du vieux leader rompant avec les charges des responsabilités politiques et partisanes. Un moment privilégié de cette amitié indéfectible : El Commandante en survêtement vert, blanc et rouge de l'équipe nationale pour fêter ses 90 ans et le burnous enfilé à l'occasion de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal. L'Algérien de Cuba n'est plus de ce monde. Mais la vieille histoire d'amour est immortalisée par « l'amitié indéfectible » égrenée par le père de la révolution cubaine, au 2e jour de la visite du Premier minsitre, le jeudi 13 octobre. Tout en évoquant ses souvenirs de sa rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika, le père de la révolution cubaine a affirmé à son hôte algérien que « Chavez et Bouteflika seront toujours leaders de deux pays révolutionnaires, l'un en Amérique latine et l'autre en Afrique, qui auront le plus appuyé la révolution cubaine soumise à un blocus pervers qui a duré plus d'un demi-siècle ».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)