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L'Algérie veut revenir sur la question de la colonisation



L'Algérie veut revenir sur la question de la colonisation
Pendant qu'aucun combat n'a été signalé, hier, dans l'ensemble de la bande de Ghaza, conséquemment à l'entrée en vigueur du cessez-le-feu de 48 heures, accepté par les deux parties belligérantes, les forces de l'armée israélienne et les brigades du Hamas, l'Assemblée générale de l'ONU se regroupe à la demande de l'Algérie pour traiter de l'urgence de trouver une solution rapide à cette crise génocidaire ayant lieu dans un territoire palestinien, démesurément petit (360 km2) par rapport à une population de presque deux millions de personnes, mais qui ne cesse de faire l'objet d'un permanent processus de colonisation, sur la question duquel le pouvoir israélien ne daigne pas entendre raison. Jusqu'à l'arrêt des offensives réciproques, plus de 1 900 Palestiniens, dont la plupart des civils et quelque 400 enfants, contre 64 soldats du côté israélien, ont trouvé la mort.Dès le début des attaques israéliennes sur les territoires palestiniens de Ghaza, l'Algérie a immédiatement dénoncé et demandé la condamnation de l'Etat hébreu pour son agression, en n'omettant pas de faire montre d'une initiative à portée internationale, exigeant l'arrêt des hostilités et en même temps l'envoi immédiat d'une aide humanitaire d'urgence aux populations atteintes.Mais dans l'intention, les discours et les actions des diplomates algériens exerçant de par le monde, est fondé sur le principe fondamental de l'autonomie et de la souveraineté territoriale et politique tournant autour du droit palestinien et de la garantie de poser ce problème dans ce sens auprès des grandes instances agrées de la planète, dont essentiellement l'institution des Nations unies, son Assemblée générale et, éventuellement, le Conseil de sécurité.Dans les termes de son intervention, l'Algérie propose de reconduire les conditions nécessaires et suffisantes -entre autres qu'il y ait dialogue sans réserve entre les belligérants en conflit sur le terrain et dans les discoursofficiels, relayés ou non par les médias- afin de parvenir à mettre en place une plateforme d'entente pour asseoir la paix durable, avec pour résultat la fin de l'occupation, dans l'accomplissement d'un Etat palestinien, souverain dans ses frontières.Sachant qu'au Caire des responsables égyptiens avaient discuté avec une délégation d'envoyés israéliens et écouté ses doléances en vue de les transmettre aux Palestiniens et voir dans quelles conditions il pourrait être question d'un cessez-le-feu plus conséquent que le dernier en date et en cours, de 72 heures, entrepris depuis mardi, et en prévision de la réunion de l'Assemblée générale de l'ONU, des diplomates algériens se sont rendu dans la capitale iranienne, Téhéran, pour donner des précisions sur l'initiative algérienne aux fonctionnaires du comité des Pays non-alignés, qui, dès le départ de l'intention depuis Alger, avait déclaré accorder son soutien à la démarche et affirmé être convaincu que la convocation d'une pareille session donnerait l'occasion de traiter les attaques contre Ghaza dans le fond et ne manquera pas de mobiliser pour la cause la communauté internationale. Quoi qu'il en soit, de l'issue de cette session d'urgence de l'Assemblée générale de l'ONU àNew York, il en sera au minimum sorti des positions des unes et des autres puissances comptables dans les équilibres du monde, un dénominateur commun, conforme à l'idée principale ayant motivé l'intervention algérienne, qui est que l'Etat hébreu soit vu et intériorisé comme une entité de colonisation, usant de sa puissance militaire et de ses alliances occidentales complices et qu'il soit montré du doigt comme telle.N. B.


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