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L'Algérie, «un point de départ d'un partenariat avec l'Afrique» M. Erdogan entend capitaliser les relations algéro-turques



L'Algérie, «un point de départ d'un partenariat avec l'Afrique» M. Erdogan entend capitaliser les relations algéro-turques
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a clôturé, hier à Oran, sa visite de deux jours en Algérie, avec des avancées plus que positives pour les deux pays. En plus des opportunités de partenariats qui ont été étudiées lors du forum algéro-turc, mardi dernier à Alger, M. Erdogan a reçu l'assurance de son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, que les entreprises turques désireuses d'investir en Algérie bénéficieront de facilitations. Dans une allocution prononcée en sa présence, M. Sellal a assuré que «l'Etat déploiera tous les efforts pour faciliter la tâche aux opérateurs turcs désirant investir en Algérie». En réponse, M. Erdogan dira que la Turquie entend fructifier et capitaliser ses relations avec l'Algérie. Affirmant que la Turquie veut renforcer et diversifier ses échanges commerciaux, il soutiendra qu'elle projette aussi de hisser ses investissements en Algérie et son partenariat avec ce pays à des niveaux plus importants, avec l'objectif d'en faire un exemple à suivre. Car, la Turquie ambitionne de faire de l'Algérie «un point de départ pour asseoir un partenariat fort et puissant avec l'Afrique», a-t-il affirmé. Mieux, le Premier ministre turc déclarera que son pays projette d'augmenter ses importations énergétiques d'Algérie.
Hormis les engagements et les projections de MM. Sellal et Erdogan, les relations entre les deux pays ont également trouvé bon écho chez les hommes d'affaires turcs et algériens qui ont exprimé, hier, leur volonté d'établir des partenariats et d'élargir leurs activités notamment dans les secteurs du textile, Btph et des équipements industriels. «Nous étudions la possibilité de faire des échanges commerciaux avec des entreprises turques en leur exportant du fil de tissu et en important de la Turquie des compléments de fil», a indiqué à l'APS Abdelrachid Slimane Boufrioua, directeur général de l'Algérienne des textiles (Texalg), qui regroupe 17 unités de production à travers le territoire national. Texalg explore également un partenariat avec les turcs pour la création d'une entreprise algéro-turque de textile, secteur dans lequel la Turquie est leader.
De son côté, le responsable d'une entreprise turque spécialisée dans la fabrication d'équipements de sport, Ysuf Kara, dira qu'il était à la recherche d'un partenariat avec un opérateur algérien activant dans ce secteur. Considérant le marché algérien comme «porteur», cet opérateur dira que sa visite en Algérie vise à prospecter ce marché afin de trouver des partenaires commerciaux. Même son de cloche chez Nurettin Aygur, qui, lui, est patron d'une entreprise de montage d'aluminium destiné au bâtiment déjà implantée en Algérie depuis sept ans, mais qui entend y renforcer sa présence en décrochant de grands marchés notamment dans la construction, le logement et les équipements publics. Il a indiqué qu'il assure également le transfert des techniques propres à cette activité aux jeunes stagiaires de centres de formation, en leur assurant des emplois après la fin de la formation. M. Aygur estime, également, que le climat des affaires en Algérie est «favorable» pour la création et le développement de cette activité.
Pour sa part, Messaoud Boumoud, directeur d'une entreprise privée de Btph basée à Skikda, affichera, lui, son intérêt pour des relations commerciales avec des entreprises turques.
Il compte, à l'avenir, créer une entreprise mixte spécialisée dans la fabrication de centrales à béton et d'équipements destinés aux briqueteries et aux différents chantiers de construction.
R. C.
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