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L'Algérie n'a d'autre choix que le nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques (Y. Yousfi)



L'Algérie n'a d'autre choix que le nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques (Y. Yousfi)
Les besoins nationaux en énergie ne pourront être satisfaits que grâce au développement du nucléaire civil, a affirmé le ministre algérien de l'Energie et des Mines, dans un entretien, aujourd'hui, à la Radio publique. Il a assuré que les investissements dans ce secteur se feront avec des « technologies sûres » pour prévenir les risques d'accidents. Il a également démenti que l'accord signé entre Sonatrach et le consortium allemand DII signifie l'engagement de l'Algérie dans le projet Desertec. C'est Desertec, a-t-il dit, qui doit s'intégrer dans le programme solaire algérien.
L'Algérie est déterminée à mettre en 'uvre son programme nucléaire pacifique, a assuré le ministre de l'Energies et des Mines, Youcef Yousfi, dans un entretien, aujourd'hui, à la Radio nationale. Pour lui, les énormes besoins nationaux en énergie justifient cette option, qui semble aller à l'encontre de la tendance mondiale à l'abandon de l'investissement dans le secteur nucléaire après la catastrophe de Fukushima (Japon).
Selon Youcef Yousfi, ces besoins exploseront d'ici 15 ou 20 ans, échéance à laquelle on devra faire appel à l'énergie nucléaire pour les satisfaire. D'où la nécessité de mettre en place, dès maintenant, un cadre pour la développer à des fins de production d'électricité. Ceci est d'autant plus nécessaire, a-t-il estimé, que les réserves de l'Algérie en uranium sont importantes. « Nous devons, à long terme, développer l'énergie nucléaire. Nous n'avons pas d'autres choix », a-t-il tranché, soulignant que le programme national dans ce domaine se fera avec des technologies sûres. L'Algérie, a-t-il dit, est actuellement entrée dans une première phase, qui consiste à former le personnel pour prendre en charge ce programme.
Pas d'engagement envers Desertec
Dans ce même entretien, le ministre de l'Energie a laissé entendre que l'accord signé à Bruxelles, en décembre dernier, par le groupe énergétique public algérien Sonelgaz et le consortium allemand Desertec Industrial Initiative (DII) ne pouvait être considéré comme un engagement de l'Algérie dans le projet Desertec.
Cet accord, pour rappel, porte sur le « renforcement des échanges d'expertise technique, l'examen des voies et moyens pour l'accès aux marchés extérieurs et la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l'international ».
« On a élaboré notre programme (des énergies renouvelables, NDLR) sur 20 ans (') et on s'est mis d'accord sur le principe que c'est à Desertec d'entrer (dedans) », a expliqué Youcef Yousfi. Et d'ajouter que cela n'est pas seulement valable pour Desertec mais aussi pour tous les « partenaires » qui veulent investir dans les énergies renouvelables en Algérie.
Le ministre a réitéré les conditions posées par l'Algérie pour tout partenariat dans ce domaine, notamment la fabrication des équipements qui doit se faire localement, le transfert de technologies ainsi que la garantie d'exporter l'électricité d'origine solaire vers le marché européen. Il a révélé, dans le même ordre d'idées, que les responsables de Desertec avaient proposé de développer l'électricité issue du solaire et en contrepartie de l'énergie économisée, l'Algérie leur fournirait du gaz. Cette proposition, a-t-il dit, a été refusée.
4 nouvelles raffineries pour les cinq prochaines années
Le ministre algérien de l'Energie a annoncé un programme de construction de 3 à 4 raffineries dans les cinq prochaines années, et ce, afin de pallier la forte demande sur les carburants et réduire la facture d'importation des produits pétroliers qui s'est élevée en 2011 à quelque 380 millions dollars. Il a rappelé que Sonatrach avait affecté, pour l'année 2012, une enveloppe de 3 milliards de dollars à la réhabilitation des raffineries en activité à Skikda, Arzew et Alger, dans le but de relever leurs capacités de production.
Pour Youcef Yousfi, il n'est pas question de renoncer à la politique de subvention des prix des carburants. La seule option envisageable, dans son agenda, est l'introduction du GNL comme carburant pour le transport en commun dès la fin de l'année en cours. « La SNVI a engagé le processus de production des premiers prototypes » utilisant le GNL, a-t-il annoncé.
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