Comment capter les pétrodollars ?
En prévision du 10e Congrès de l’Union des hommes d’affaires arabes, qui doit se tenir au Palais des Nations les 18 et 19 novembre prochains, sous le Haut Patronage du président de la République, il est temps de se demander comment capter davantage l’investissement arabe en Algérie?
On apprend ainsi que ce grand évènement organisé par le Forum des chefs d’entreprises dirigé par Omar Ramdane, est actuellement préparé d’arrache-pied. Et tout le monde s’accorde à reconnaître, dans cette optique que, depuis les attentats du 11 septembre aux USA, nombre d’hommes d’affaires arabes cherchent à sécuriser leurs placements à travers le monde. Le marché algérien devient à cet égard intéressant, et ce pour plusieurs raisons. Le pays est en train de lancer de grands chantiers. L’Algérie exprime par ailleurs sa disponibilité à une ouverture quasi-totale de son économie. Et puis, il y a également des success stories arabes comme celles d’Orascom et de Wataniya qui semblent faire des émules. L’Algérie dispose ainsi d’énormément d’atouts à faire valoir en offrant un environnement de plus en plus favorable à l’investissement. Sur un autre plan, les pays du Golfe disposent actuellement de fortes liquidités dues à la rente pétrolière. Et comme l’Algérie, ces pays veulent également sortir de la dépendance des hydrocarbures en diversifiant tous azimuts leurs investissements.
Parmi les facteurs limitatifs à cet engouement pour l’investissement arabe en Algérie figure cependant, en bonne place, la méconnaissance du marché algérien. En effet, nombre d’hommes d’affaires arabes en sont encore restés, en ce qui concerne notre pays, à l’ère de l’économie dirigée. Ces clichés entravent largement un essor dans ce domaine. De même qu’on évoque parfois un manque d’agressivité et de sensibilisation des Algériens envers les investisseurs arabes. Le ministre du Commerce, Hachemi Djaâboub, s’était fait l’écho, lui-même, récemment, de l’existence en Algérie d’une force économique et financière qui refuse la venue des investissements des riches pays arabes du Golfe. Le rendez-vous d’Alger va-t-il réussir à éviter ces différents écueils?
Mohamed-Chérif Lachichi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com