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«L'Algérie, c'est l'exemple que je cite à chaque fois»



«L'Algérie, c'est l'exemple que je cite à chaque fois»
D'après les résultats de l'étude par pays, quel est votre avis sur la situation en Algérie 'En termes de suivi des patients, c'est l'un des pays qui a les meilleurs résultats, qui fait le mieux, c'est-à-dire que finalement même si tout n'est pas parfait, vous avez un système de sécurité sociale qui apporte beaucoup de choses au pays et cela se traduit en termes de chiffres. Comparés à d'autres pays, vous faites beaucoup mieux. L'Algérie, c'est l'exemple que je cite à chaque fois.Il y a un accès au traitement et il y a des programmes d'éducation qui sont mis en place, car pour moi l'éducation est un facteur clé. Il ne suffit pas seulement d'apporter des moyens, il faut donner aux gens la capacité d'adapter leur traitement.Il y a un autre pays, la Turquie, qui a le même système de sécurité sociale, mais la démographie médicale et le nombre de patients est tel que finalement alors qu'il y a le même accès au traitement, il n'y a plus le temps d'apporter suffisamment d'éducation et cela se traduit en termes de résultats. Voilà deux systèmes comparables en termes d'accès aux soins, mais l'Algérie a les moyens d'apporter plus à des résultats meilleurs.Cependant, il faut faire toujours plus car le nombre de patients augmente, et puis tous sont différents et il faut apporter le meilleur de l'éducation à chacun d'eux.L'étude a été entamée depuis plusieurs années, mais de quelle manière 'Il y a eu différentes vagues. A travers Sanofi, on invite régulièrement les pays à participer à l'étude. Il y a des pays qui répondent favorablement et d'autres qui disent ne pas être intéressés. L'Algérie a été l'un des pays qui a participé à toutes les vagues depuis 2006. Donc, là on est capable de regarder l'évolution à travers le temps. L'étude a été réalisée dans les pays qu'on dit «Rest of the world, developing countries», donc on n'a pas les Etats-Unis, on n'a pas le Canada, on n'a pas l'Australie, on n'a pas le Japon ni aucun pays de l'Europe de l'Ouest.Peut-on dire qu'il y a là aussi une fracture entre pays riches et pays en développement 'Quand je montre les résultats et que je demande un avis, la réponse que j'entends est qu'ils sont médiocres, insuffisants. Bien sûr qu'ils sont insuffisant, mais ils ne sont pas très différents de ce qu'on observe dans les pays dits riches (par exemple dans la proportion de patients qui ont un bon équilibre glycémique), ce qui veut dire qu'au-delà de l'accès aux soins, il faut créer les structures qui feront en sorte que les gens s'approprient leur maladie, comprennent bien l'enjeu de la maladie et au moment où ils sont traités par l'insuline (le plus tôt, parce que l'insuline est retardée), il faut leur donner tous les moyens et les éduquer pour se tester, ajuster les doses selon le résultat obtenu, etc.C'est capital, mais il faut qu'ils soient motivés. Il ne s'agit pas de faire peur non plus avec les complications : la cécité ou l'insuffisance rénale car la dialyse n'existe pas partout dans le monde. Vous allez au Bengladesh, les capacités de dialyses rénales ne sont pas aussi importantes qu'en Algérie. L'autre drame économique qu'on peut appréhender, c'est que vous avez la proportion des gens qui ont entre 40 et 65 ans qui est relativement importante. Ce sont des gens qui sont en pleine activité et donc ils représentent une richesse pour le pays.


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