
Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) sont aujourd'hui introduites dans tous les secteurs.Cette vogue d'utilisation a rendu ces technologies des outils incontournables et oblige tous les pays de bâtir des politiques de généralisation de cestechnologies pour relever les défis auxquels ils sont confrontés.Convaincue de l'efficacité des TIC dans l'amélioration de son environnement socioéconomique, l'Algérie a ainsi engagé, dès l'année 2000, une politique sectorielle de la poste et des télécommunications.Les hautes instances du pays ont ainsi adopté une stratégie baptisée :«e-Algérie» englobant plusieurs actions dont le e-banking, e-gouvernement,e-commerce, et le e-recrutement. Le e-banking est un service devant permettre aux banques, en plus d'effectuer des transactions électroniques, d'offrir aussi aux entreprises, en particulier, des services en ligne. L'adhésion à cette nouvelle prestation devrait éviter les déplacements aux agences, voire même assurer un traitement rapide et sécurisé des opérations.Seules quatre banques publiques ont introduit le e-bankingLe e-banking, faut-il le signaler, se développe timidement en Algérie. Aujourd'hui, seules quatre banques publiques l'ont introduit. Ce système avait été lancé pour la première fois, en janvier 2010, par la Banque nationale d'Algérie (BNA) et la Banque extérieure d'Algérie (BEA).Près de deux ans plus tard, la Banque de développement local (BDL) s'est également lancée dans le e-banking. Vient après le CPA (Crédit populaire d'Algérie) qui, en 2013, a lancé ce service au profit des entreprises, administrations et associations.Pour accéder à ce service, les agences bancaires communiquent généralement à leurs clients un identifiant et un mot de passe. Une fois l'accès au service effectué, la banque demande au client, via sa page Web, de définir sa propre «signature électronique», à garder secrètement. Une signature électronique qui attend d'être formellement instaurée via une réglementation régissant et précisant les aspects techniques de son authentification, un rôle que devrait assumer l'Agence de régulation de la poste et télécommunications (Arpt) à travers l'instauration d'un bureau de certification de la signature électronique.Mais, selon le délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (Abef), M. Abderezzak Trabelsi, le «développement timide du e-banking en Algérie n'a rien à voir avec la signature électronique, mais constitue tout simplement le résultat du manque de fiabilité des services de télécommunications chez les banques».Selon M. Trabelsi, «ce produit, qui nécessite de très gros investissements au niveau des banques en termes de systèmes d'information, exige une infrastructure de télécommunications extrêmement fiable, ce qui fait actuellement défaut chez la majorité des banques».Le vide juridique paralyse le déploiement du e-commerceLe e-commerce, est un autre service qui se déploie en Algérie à pas de tortue. Malgré le vide juridique existant, des start-up, se sont, tout de même, lancées dans ce créneau qui reste, faut-il le dire encore, au stade embryonnaire.Parmi les sites marchands l'on peut citer «Nechrifenet.com», «Tbeznyss.com», «ouedkniss.com».Toutefois, faute d'avoir un système de paiement en ligne par carte bancaire, le commerce électronique se fait aujourd'hui en payant par virement ou par chèque bancaire ou postal, ou par règlement en espèces lors de la livraison qui s'effectue à travers un réseau de points relais.Ainsi, beaucoup reste effectivement à accomplir pour hisser le e-commerce au rang de véritable activité économique, en commençant par l'élaboration d'une loi devant régir le commerce électronique.Le e-gouvernement au stade embryonnaireLe constat est identique pour le e-gouvernement, un service qui reste loin d'être développé, en Algérie. Ce service est censé optimiser les possibilités offertes par les TIC pour améliorer le fonctionnement des services publics à tous les niveaux, notamment au bénéfice des citoyens par la mise à disposition de formulaire et de déclaration en ligne dans le cadre d'un guichet unique. Il est censé, également, renforcer la communication et la cohérence intersectorielle à travers l'interopérabilité des systèmes et la mutualisation des ressources.À signaler qu'une première e-commune en Algérie a été inaugurée en mars 2011 au siège de l'annexe administrative de la cité des 500-Logements de Batna. Dans cette commune, les citoyens peuvent aujourd'hui retirer leur acte de naissance de type 12-S, établi en quelques secondes au niveau d'un guichet électronique. Cette commune pilote peut même délivrer des actes de décès et de mariage, sans que les clients aient à se déplacer à l'APC mère. Une opération «pilote», qui, depuis trois ans de son lancement n'est toujours pas généralisée.C'est dire le retard qu'enregistre l'Algérie en matière de déploiement des TIC dans différents secteurs.B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bahia Aliouche
Source : www.latribune-online.com