Le directeur de la publication d'El Watan, Omar Belhouchet, et la journaliste Ghania Lassal ont une nouvelle fois comparu dans l'affaire les opposant à l'Entreprise des carrières de la ville d'Alger (Ecava).
La plainte pour diffamation a été déposée à la fin 2009 par Fatiha Maâche, assistante de direction à l'Ecava (ex-carrière Jaubert) et présidente du comité de participation de l'entreprise. L'audience en appel s'est déroulée, jeudi, à la cour d'Alger, durant laquelle M. Belhouchet a insisté sur le fait que les accusations contenues dans les documents versés au dossier étaient lourdes. Maître Khaled Bourayou, avocat des journalistes, est, quant à lui, étonné que «les lettres de dénonciation, entre autres adressées au parquet, n'aient pas donné lieu à l'ouverture d'une enquête».
«Normalement, et au vu de ces preuves, ce sont ces personnes qui devraient être à notre place», a plaidé M. Belhouchet. «Pourquoi ne sont-elles pas là, puisqu'elles se sentent diffamées. Elles auraient tenu à assister aux audiences si vraiment elles se sentaient atteintes», a-t-il poursuivi. La plaignante ne s'est d'ailleurs jamais présentée à la cour, depuis l'enclenchement de cette procédure. Ils ont été condamnés en première instance à une amende de 20 000 DA chacun ainsi que des dommages et intérêts d'un montant de 100 000 DA. Cette peine a été confirmée en appel pour Ghania Lassal, qui s'est pourvue en cassation. Lors de l'audience de jeudi, le procureur de la République a requis une confirmation de la peine infligée en première instance à Omar Belhouchet.
La genèse de cette affaire remonte au mois de septembre 2009, lorsque les travailleurs de l'Ecava (ex-carrière Jaubert) avaient entamé leur troisième semaine d'arrêt de travail. La journaliste s'était rendue sur les lieux et avait recueilli les revendications des grévistes ainsi que les explications de l'administration.
Les travailleurs, en colère, avaient pour principale revendication «le départ de l'assistante de direction», et exigeaient la venue d'une commission d'enquête qui se pencherait sur la dégradation de la santé économique de l'entreprise. Preuves à l'appui, les travailleurs ainsi que les transporteurs qui traitaient avec l'entreprise ont fait parvenir des lettres de dénonciation au procureur de la République, tout comme ils ont adressé des lettres ouvertes au président de la République. Dans ces documents, sont dénoncés les agissements de l'assistante de direction en question. L'affaire a été mise en délibéré et le verdict sera prononcé la semaine prochaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.elwatan.com