A chaque procès en criminelle de terroriste, de complices ou d'appartenance à groupe armé, on rêve d'une meilleure réconciliation...
Les procès en criminelle, de terroristes ou de complices, se déroulent à un rythme infernal; à chaque jour suffit sa peines de verdicts.
Amar Belkharchi, le président du tribunal criminel d'Alger avait l'oeil et l'oreille sur tout et sur tous, dimanche, au cours des débats portant sur un grave dossier d'appartenance à groupe terroriste «où trois avocats et non des individus étaient constitués pour deux accusés qui faisaient une tête, mais alors une tête, dans le box des accusés, qui faisait peine à voir».
Maître Mohammed Kabbour a joué la langue arabe pour contrer l'excessif procès-verbal de la police judiciaire. Maître Amine Sidhoum a utilisé la langue dialectale, la langue officielle et nationale et un peu de français car Belkharchi est allergique à l'utilisation de cette langue, point fort pourtant de Soraya Bensalah et Yasmina Nouiri...
Maître Hadria Khennouf, elle, aura été la dernière intervenante, brandissant des «photos-bidons» qui ont ébloui la juge d'instruction avare en... investigations préférant expédier ce boulot à une composition criminelle pour qu'il retrouve le sommeil dans ce dossier qualifié de vide par les trois défenseurs surtout, Maître Sidhoum qui vient tenter de déstabiliser ce «bonze» de juge! Avec les vingt ans requis par Moslem, le procureur général, les trois conseils ont tout fait pour éloigner de pseudo preuves et surtout les pseudo-accusations que le collectif d'avocats a récusées dans les détails les plus fins. Maître Khennouf a beaucoup protesté, tout comme ses deux confrères juste de quoi pousser les deux jurés, dont une jolie dame à aller vers les pressantes demandes des défenseurs qui ont réellement pesé dans le verdict du tribunal criminel surtout que le casier des deux accusés est vierge et donc aucun antécédent qui puisse pousser les trois juges et les jurés à serrer la vis. Et la vis ne sera pas serrée car avec six ans de réclusion sur les vingt requis par le ministère public, les deux gus s'en tirent à merveille, car, à un moment donné, en évoquant l'émir X... où l'émir Y... ainsi que le flash-disc qu'aurait découvert un agent des services de sécurité sur l'un des accusés arrêtés, en juillet 2011, les présents avaient cru à une forte condamnation. D'ailleurs, un magistrat qui avait du temps à perdre, avait pris place pour ruminer autour de ces dossiers dits de «terrorisme» soutien à groupes terroristes et autres «appartenance à groupe armé...»
«Je ne comprends toujours pas que quelques années après le chapelet de concorde nationale et réconciliation nationale, le pays se trouve toujours à l'écoute de procès de terroristes et autres soutiens. C'est inadmissible. De deux choses l'une: où la paix est installée où il faut revenir à la chasse aux tueurs!».
Ce juge du siège fait bien de mettre l'index sur la place. Et il n'est pas le seul à s'emporter contre ces débats qui n'en finissent pas alors que notre peuple veut que les corrompus et les corrupteurs rendent une bonne fois pour toutes, des compte de leurs sinistres entreprises.
Cette pertinente remarque d'un magistrat estimé et intègre rappelle tout de même que les dossiers abordés par la justice ne concernent pas toutes les cours du pays, mais principalement celles du Centre qui portent tout le poids, en outre du banditisme, petit ou grand et donc force devant restant à la loi.
Ce qui est certain, c'est qu'encore une fois, à travers le procès des deux accusés d'appartenance à groupes terroristes, un signal fort signifiant une légère amélioration de l'application de la loi par des magistrats qui réclament via leur syndicat, outre l'indépendance de la justice, la leur proprement nettoyée de sinistres personnages qui tiennent par le colier nos magistrats. Un coup de chapeau à Maître Hadria Khennouf, Maître Kabbour et Maître Amine Sidhoum qui a usé de sa turbulence, refusant de courber l'échine face à ce rude Belkharchi qui a été à la hauteur de sa réputation de magistrat inflexible, sévère mais sincèrement honnête, ce qui apporte de l'humour à la cour d'Alger et donc doit pousser Belkacem Zeghmati, le procureur général et le président de cour Abdelkader Brahimi à bomber le torse car avoir en main Belkharchi, Dekar Kherrabi, Bekri, et autres Amirouche Nadia, Kassoul Soumia, Soraya Bensalah et Yamina Guerfi et Mohand Regad...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdellatif TOUALBIA
Source : www.lexpressiondz.com