Alger - Revue de Presse

JS Kabylie



Apprentissage dites-vous ? Drôle de raisonnement que celui des gens de la JSK. Les dirigeants du club, phare, de la Kabylie n’ont pas trouvé mieux pour se consoler de leur élimination en Ligue des Champions africaine que de parler de période d’apprentissage, comme si leur team était un «bleu» dans les compétitions continentales. Pourtant, la réalité est tout autre dans la mesure où les «Jaune et Vert» sont considérés comme les plus titrés sur la scène africaine. De quel apprentissage parle-t-on alors ?On se souvient, d’ailleurs, que pas loin de quelques mois seulement, c’est-à-dire lorsque le représentant algérien avait eu connaissance de ses adversaires dans cette phase des poules, tout le monde à la JSK, en premier lieu le président, Moh Chérif Hannachi, s’était mis à pavoiser, estimant que ledit tirage au sort était largement en faveur de sa formation. Hannachi n’avait pas du tout tort puisque hormis les Tunisiens de l’ES Sahel, les Marocains des FAR et les Libyens d’El-Ittihad ne sont pas du tout des foudres de guerre. La compétition nous a donné, d’ailleurs, raison. Ni les Libyens, ni les Marocains ne se sont avérés supérieurs à la JSK. Pourquoi ça n’a pas marché alors Avant de répondre à cette question, il y a lieu de faire remarquer que les Libyens d’El-Ittihad, qui sont, s’il vous plait, à leur première participation dans cette compétition, sont qualifiés au carré d’as. Cette formation n’avait, pourtant, pas bénéficié d’une période d’apprentissage pour réussir cet exploit. N’est-ce pas monsieur le président de la JSK ? On revient à présent à notre question fondamentale. Les raisons de l’échec sont nombreuses. Il n’y a pas que cette culture fataliste qui s’est ancrée dans les mœurs du football algérien qui pourrait expliquer l’élimination des «Canaris». L’instabilité chronique dans le staff technique y est pour beaucoup. Déjà, il faudra relever que depuis quelques années, la JSK est en passe de battre le record en matière de nombre d’entraîneurs consommés. Rien que pour la nouvelle saison, les «Canaris» s’apprêtent à accueillir leur troisième entraîneur. Pourtant, on n’avait pas été habitué à une telle politique de la part des responsables kabyles, mais il semble que la «contagion» ait touché même le club réputé pour être le plus stable dans notre championnat. Et, ce n’est pas fini encore puisque les choses ne se passent plus comme avant en matière de recrutement à la JSK. C’est à croire que Hannachi, habitué à dénicher les oiseaux rares, n’excelle plus dans ce domaine. Toujours est-il que la JSK a encore une autre chance de se racheter de son échec de cette édition, en prenant part à celle suivante, en sa qualité de vice-champion du championnat national de l’exercice précédent. On se demande, d’ores et déjà, quels prétextes trouveront Hannachi et compagnie en cas d’un autre échec. En attendant, saluons les Libyens qui ont réussi là où les Algériens ont échoué des années durant. Pour un coup d’essai, ce fût vraiment, pour eux, un coup de maître.
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