
Mustapha, un autre profil d'un jeune étudiant qui exerce le métier au noir. Bien que ses parents habitent à Djelfa, Mustapha, âgé de 24 ans, s'est retrouvé à Alger au beau milieu de l'année 2006 après avoir obtenu son baccalauréat.Une fois à Alger, le jeune universitaire a commencé ses études à la faculté de Dély Ibrahim, spécialité sciences commerciales et de gestion, et ce, au grand bonheur de ses parents. Etant en location dans un petit appartement partagé avec deux autres étudiants en pleine banlieue algéroise, Mustapha a pu acheter un petit véhicule d'occasion avec lequel il fait le taxi clandestin dans le but d'avoir un peu d'argent. Et c'est avec cet argent que cet étudiant parvient à financer son loyer, payer sa nourriture et même se permettre d'acheter des vêtements. Pour lui, il est impossible de se contenter de la bourse qui est versée tous les trois mois.D'ailleurs, c'est le cas de nombreux étudiants qui ont choisi de travailler comme taxis clandestins pour tenter de tenir debout face à la difficulté de la vie. «Lorsque je suis arrivé à Alger, j'avais envisagé de poursuivre mes études à l'université tout en résidant à la cité de Ben Aknoun. Mais vu les difficultés que j'ai rencontrées, entre autres le fait de ne pas avoir une chambre et par manque d'argent, j'ai décidé de retourner à Djelfa afin de récupérer mon véhicule et de travailler comme taxi clandestin. Grâce à cela, j'ai pu avoir un revenu qui m'a permis de louer un studio avec deux de mes camarades», nous a expliqué Mustapha. Le jeune étudiant brave le risque pour une course à 400 DA, d'autant plus que des opérations coup-de-poing des policiers peuvent avoir lieu à tout le moment.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sofiane Abi
Source : www.elwatan.com