Devant quelque trois cents personnes de ses employés, des invités venant
du monde de la finance, notamment, et des hauts cadres du ministère de la Santé
publique, Miloud Chérif, le manager, a déclaré la naissance de sa nouvelle
entreprise qui se lance dans la production du générique : Ival Pharma.
Représentant un moment important dans sa trajectoire en tant que
dirigeant d'entreprise, il a fêté l'événement en grand. Il a fait appel à une
agence de communication étrangère qui n'a pas lésiné sur les moyens, notamment
le support multimédia. L'acte de naissance d'Ival Pharma a eu lieu au Sheraton
dans la matinée de jeudi, suivi par des séances de formation du personnel, venu
d'Alger, de Constantine et d'Oran, se déroulant en ateliers dans l'après-midi.
Dans son intervention qui a pris l'allure d'un briefing avec l'animateur, M.
Chérif a évoqué sa venue dans le monde des médicaments en tant que
distributeur. C'était en 1997 avec IVPP. Sa stratégie consistait à se placer en
tant que leader sur ce créneau. Pour y arriver, il consentira un certain nombre
de sacrifices.
Notamment celui de fournir les régions du sud presque à perte, et
surtout, traitant directement avec les officines sans passer forcément par les
grossistes. Devenu incontournable au bout de dix ans, il songera à investir le
monde de la fabrication et a déjà les yeux rivés sur l'exportation vers
l'Afrique de l'Ouest francophone. L'intervenant soulignera que sa décision de
se lancer dans la production du générique coïncide parfaitement avec les
nouvelles orientations du ministère de la Santé publique d'encourager la
production et la consommation de ce type de médicament. On retiendra aussi de
son intervention, les blocages que dressent les laboratoires étrangers
européens devant les opérateurs du Sud qui décident de relever le défi de la
production. Invité à intervenir, le docteur Mansouri, du ministère de la Santé,
reviendra sur les conditions d'ouverture du marché du médicament en Algérie.
Il dira qu'à la fin des années 90, à cause de l'anarchie régnant dans le
secteur, «l'Algérie est devenue le premier dépotoir des produits médicamenteux
en Afrique».
Selon lui, c'est Guidoum, ex-ministre de la Santé, qui s'attèlera à
mettre un peu d'ordre dans ce secteur. Dans son intervention, il reconnaîtra
que 32 unités de fabrication relevant du secteur privé ont cessé d'exister.
Dans la perspective de la prise en main de ce secteur sensible, il
annonce que sa tutelle envisage d'assurer la formation de 55 spécialistes en
pharmacie travaillant tous dans le secteur privé.
La part belle dans la présentation durant la matinée du jeudi a été
consacrée au générique. Des interviews de pharmaciens, de médecins et de
patients ont été projetées sur le grand écran de la salle Mascara du Sheraton.
Par rapport à la molécule mère, ce genre de médicament suscite encore de la
crainte chez certains consommateurs. Pour la dissiper, Ival Pharma envisage
d'organiser, le 15 mars prochain, une journée nationale d'information sur le
générique.
Lors du défilé des membres du staff dirigeant de cette nouvelle entité,
on apprendra qu'elle compte établir des liens de collaboration avec un
laboratoire hindou.
L'Inde, pour rappel, est à la pointe, puisqu'elle produit même le
générique pour le traitement du SIDA. Concernant Ival Pharma, actuellement,
elle dispose d'une vingtaine de licences. Elle envisage de passer à 50 durant
l'année en cours et le double en 2010. Déjà, elle a réussi de décrocher un
marché au Sénégal. L'Afrique de l'Ouest figure désormais sur son agenda. Pour
ce, son manager et ses proches collaborateurs font de la qualité leur crédo de
réussite.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com