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Institut français d'Alger: «Une journée au Soleil» ouvre la saison cinéma



Le film documentaire «Une journée au soleil» de l'écrivain et journaliste algérien Arezki Metref a été projeté dans la soirée de mercredi à l'Institut français d'Alger. C'est ce documentaire qui ouvre le programme cinéma de l'IFA pour cette nouvelle saison.Ce documentaire de 78 minutes est une véritable plongée dans l'histoire de l'émigration algérienne à Paris, un siècle durant. L'auteur a choisi de raconter son récit à travers le très connu café «Au Soleil», situé à Paris. Le documentaire jette la lumière sur ces algériens qui ont quitté leur pays, le plus souvent pour travailler et aider leurs familles au bled. Mais le destin a voulu qu'ils soient partie prenante de tous les combats qui se mènent en Algérie, notamment durant la guerre de libération nationale. Le rôle joué par les cafetiers algériens de Paris, notamment kabyles, dans la structuration de la Fédération de France du FLN ainsi que la collecte de fonds pour la révolution et mis en exergue dans ce documentaire, de manière assez claire.
Cela en faisant appel aux témoignages de personnages ayant été acteurs de ces événements, mais aussi par le fait que le documentaire est tourné dans un des cafés algériens les plus connus de Paris. «Au Soleil» de âami Said est connu non pas pour son «chic», mais pour être le lieu de rendez-vous d'un grand nombre de militants de tous les bords.
Les deux grands historiens, Benjamin Stora ainsi que Mohamed Harbi, ont pris part au documentaire à travers des témoignages qui fortifient le récit de beaucoup d'acteurs ayant participé aux différents événements sur lesquels le documentaire s'est penché.
Des images inédites
Arezki Metref a survolé, mais de manière inédite et assez lucide les périodes d'avant, durant et après la guerre d'Algérie, le Printemps berbère ainsi que les années 1990, marquées par les violences et les massacres intégristes. Le documentaire est très bien étoffé de témoignages de militants structurés de la fédération de France, de personnalités algériennes, mais aussi d'images inédites des événements qu'ils raconte.
Il raconte des périodes souvent assez méconnues du grand public algérien. Ce qui fait que ce documentaire mérite une large distribution en Algérie. Un débat riche a suivi la projection du documentaire, avec son réalisateur et le professeur universitaire Hend Sadi, qui a également intervenu dans le film. A noter que ce documentaire a été coécrit avec la journaliste française Marie-Joëlle Rupp, fille du militant anticolonialiste Serge Michel.
Le réalisateur du documentaire est à sa troisième ?uvre cinématographique après le documentaire «At Yani, paroles d'argent» en 2013 et le reportage «Le plateau de la pluie».
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