
L'Entmv compte se déployer et diversifier ses dessertes maritimes, notamment sur le plan inter-wilayas, où certaines villes qui ont les «pieds» dans l'eau accueilleront des voyageurs du pays qui désirent ne pas emprunter la route ou le rail. L'initiative est louable d'autant que 14 wilayas sont côtières, donc une manière de capitaliser le cabotage à travers l'ouverture de liaisons maritimes. Ce n'est pas trop tôt ! Dans ce sillage, nous aurions souhaité que l'entreprise maritime multipliât les lignes à travers le littoral de la capitale et ne se confinât pas seulement dans le parcours Port d'Alger- El Djamila.Quand bien même la topographie maritime d'Alger ne soit pas similaire à celle de la ville d'Istanbul où les bateaux-bus, ces ferries qu'on appelle communément les «vapür», assurent une quinzaine de liaisons entre les embarcadères des deux rives de la cité stambouliote, il n'est pas impertinent de lancer de multiples dessertes maritimes dans une wilaya qui compte 19 communes littorales.C'est moins cher, pratique, rapide et agréable à la fois. A portée de toutes les bourses, la chaloupe de l'ancienne Constantinople, qui a plus de 160 ans, continue à voguer vaillamment à travers le détroit du Bosphore, assurant inlassablement la navette entre les quartiers de la mégalopole stambouliote, à cheval sur deux continents. Il existe même des bateaux-taxis H24, un moyen efficient pour ceux qui souhaitent ne pas prendre leur mal en patience ou «grandir», comme on dit chez nous, dans la circulation routière.Même si le détroit stambouliote reste un bras d'eau de mer entre deux rives, la baie d'Alger bien que plus ouverte, ne peut-elle pas offrir cette opportunité, celle de faire gagner du temps à l'usager et le soustraire un petit chouiya au stress quotidien ' Notre compagnie serait-elle à court d'idées pour offrir des dessertes maritimes à ses voyageurs entre le port d'Alger et l'autre rive, celle qui se trouve tout à fait au bout, en l'occurrence le port de Tamentfoust dans la commune d'El Marsa 'Et pourquoi ne pas étendre le projet pilote ? au cas où il entrerait dans les bonnes grâces de nos politiques ? vers Bordj El Bahri ou Bordj El Kiffan, où les usagers peuvent rallier Aïn Taya et autre Heraoua. N'est-ce pas pertinent d'éviter un grand détour via le transport public routier pour rejoindre une des deux berges de la baie d'Alger ' Des questionnements qui invitent, tout compte fait, à une réflexion. Encore faut-il qu'une telle éventualité d'ouverture de quais réussisse à titiller nos décideurs pour qu'elle voie le jour.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Tchoubane
Source : www.elwatan.com