Les banques étrangères n’attirent pas les entreprises locales
Une étude interne à la banque française BNP Paribas, réalisée cette année, a démontré que les entreprises économiques algériennes hésitent à placer leur argent dans les banques étrangères.
«Les entreprises algériennes hésitent toujours à ouvrir des comptes auprès des banques étrangères installées en Algérie», c’est la conclusion à laquelle aboutit l’étude qui explique que cela est dû à «l’expérience de la banque privée algérienne El-Khalifa (qui) est toujours présente dans la mémoire des dirigeants d’entreprises». L’on estime ainsi qu’il y a un rapport de confiance à rétablir, «et ce n’est pas pour demain qu’il le sera». «Les banques étrangères n’ont d’yeux que pour l’argent. Il est vrai qu’elles tentent de fournir des services en plus, mais force est de constater que plusieurs défaillances y sont constatées. Si une entreprise algérienne place son argent dans une banque étrangère, cette dernière doit lui fournir un meilleur service. Il est regrettable de constater que les mêmes services sont offerts dans toutes les banques y compris publiques. En plus, les entreprises économiques ont la possibilité d’avoir un prêt à la demande, pour réaliser un projet. Or, chez les banques privées étrangères, ce genre de prêt n’est pas possible. La seule chose admise, ce sont les prêts aux particuliers pour l’acquisition de véhicules par exemple, là où il y a moins de risques de pertes», fait-on remarquer dans ladite étude. Les entreprises économiques algériennes font plus confiance aux banques publiques nationales, le CPA par exemple, qu’aux banques étrangères. «L’indice de confiance reste bas en direction des banques étrangères. Cette situation est née également de l’interdiction faite par le gouvernement Ouyahia aux entreprises publiques de déposer leur argent dans les banques privées, suite au scandale Khalifa». La relation qu’entretiennent ces banques vis-à-vis de leur clientèle n’est pas aussi améliorée qu’on pense. Dans ce domaine, il y a beaucoup à faire. Il s’agit d’un problème d’adaptation aux mœurs algériennes et les étrangers ont du mal à le comprendre, explique-t-on enfin. Â
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com