Alger - Revue de Presse

Installé il y a quatre mois seulement



Le PDG d’Algérie Télécom limogé Le P-DG d’Algérie Télécom, Mouloud Djazairi, installé il y a quatre mois en remplacement de Slimane Kheiredine, limogé le 31 décembre 2007 par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, vient d’être relevé, à son tour, de ses fonctions.L’information a été donnée hier par des «sources proches du secteur» qui soulignent que c’est désormais Moussa Benhamadi, ancien directeur du Centre de recherche sur l’information scientifique (Cerist) qui chapeautera le groupe. Toutefois, aucune information n’a été donnée sur les causes ayant présidé à ce changement à la tête d’Algérie Télécom. Il faut dire que cette décision a surpris plus d’un car intervenant quatre mois seulement après l’installation de Mouloud Djazairi. Mais pour les observateurs, ces chamboulements à la tête de l’opérateur historique ont un lien direct avec la décision de reprise du projet d’ouverture du capital d’Algérie Télécom, lancé depuis 2005. Le dossier est d’ailleurs actuellement entre les mains d’un bureau d’études espagnol et tout porte à croire que l’ouverture du capital va intervenir incessamment. Le premier chamboulement, rappelle-t-on, a été opéré en 2003-2004, suite à une série de scandales qui ont ébranlé la maison AT lors du règne de Amar Tou: l’ancien P-dg, Messaoud Chettih, et le directeur de Mobilis, Achaibou, avaient été accusés de mauvaise gestion, de détournement de deniers publics et d’association de malfaiteurs. Les observateurs du secteur de la poste et des TIC avaient alors lié ce premier toilettage à l’incapacité des dirigeants de rivaliser avec les concurrents immédiats de leur entreprise, notamment Orascom Télécom (OTA) et, à un degré moindre, le troisième opérateur de téléphonie mobile, Watania Télécom (WTA). On signale dans ce contexte que l’AT continue d’enregistrer de mauvaises performances dans la téléphonie fixe et l’Internet, comme d’ailleurs dans le secteur de la téléphonie mobile. Selon un cabinet irlandais spécialisé, le revenu mensuel moyen par client (ARPU) de Mobilis est de seulement 3 euros contre 12 pour l’opérateur numéro un, Djezzy. Farida Kadache
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