Partenariat - Outre les postes de travail à créer dans la région de Relizane, ce complexe, mettra à la disposition de notre jeunesse un habillement de luxe et haut de gamme. Il reste à savoir si les prix des produits Made in Algeria seront à la portée de tous.
Un protocole d'accord entre la Société de gestion des participations «Industries manufacturières» et le groupe turc Taya, portant sur la création d'un complexe intégré d'usines textiles dans le parc industriel de Relizane, a été signé avant-hier jeudi au siège du ministère de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l'investissement. Ce complexe intégré est constitué de cinq usines dans la filière textile et dans celle de la confection. Accompagné d'une station technique d'accompagnement, d'une résidence sous forme de show room, d'un espace d'exploitation et un autre destiné au repos et aux loisirs, d'une école de formation aux métiers du textile et de la confection de 40 agents, il permettra de créer 1 000 postes de travail directs. Présent aux côtés de l'ambassadeur turc à Alger, Chérif Rahmmani, ministre de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise, a souligné, dans un point de presse donné à l'occasion de la signature de ce protocole d'accord, que ce projet «s'inscrit dans un cadre de réduction de l'importation dans une filière considérée comme morte». Qualifiant le projet d'extrêmement important, il a ajouté que la symbolique se situe dans l'apport culturel des Turcs et de «la transformation des mentalités en créant un esprit de travail». En reconnaissant que l'Algérie a beaucoup de potentialités en matière de textile, le représentant du groupe turc a affirmé que ce complexe permet une couverture des besoins nationaux et envisage en même temps d'exporter. Il a, par ailleurs, assuré qu'il s'agit là de mettre à la disposition du client «un produit de haute qualité et des marques connues dans le monde». «Je vous assure que vous allez mettre nos jeans et nos chemises», a tenu à dire le représentant du groupe turc à l'assistance. Selon ses déclarations, son groupe envisage de se lancer aussi dans le domaine de l'hôtellerie. En reprenant la parole, Chérif Rahmani a ajouté que «si nous voulons gagner, il faut être sur le terrain de l'adversaire, comme en sport». «Ce premier village, qui sera un pôle de textile en Algérie table sur un chiffre d'affaires de cinq milliards de dinars dans cinq ans», a annoncé le ministre, en ajoutant que la signature de la création de la société algéro-turque aura lieu vers la fin du mois prochain. Il serait judicieux, à titre de rappel, de souligner que des experts syriens avaient effectué, il y a des années, des essais de culture du coton, un élément essentiel dans l'industrie textile, sur quelques sites en Algérie. A cette époque-là, des sources de l'ex-Inditex, nous avaient appris que ces essais avaient été jugés excellents. Depuis, cette culture du coton dans notre pays n'aurait pas fait l'objet d'un suivi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djemai Benrahal
Source : www.infosoir.com