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Ils ont tout pour plaire et gagner



Ils ont tout pour plaire et gagner
Photo : M. Hacène
Par Yanis Bouarfa
Après une mobilisation scrupuleusement observée, ils nous ont donné l'impression d'être en possession de tous leurs moyens. L'environnement ayant été, depuis l'entame de la préparation, des plus favorables, il est embelli, en ce début de mois, par la convocation de quatre joueurs en équipe nationale, et surtout par le retour de Djamel Menad pour être avec les siens sur le terrain. L'autre facteur, non moins salvateur, la disponibilité rayonnante de tous les éléments de base de l'effectif, ayant engendré une bousculade, lors des entraînements, afin de s'assurer une place de titulaire, donc, d'être immortalisé en cette apothéose historique. Mais, qui aura ce privilège au sein d'un effectif abondant. Même les inamovibles, les seuls à avoir participé aux tours éliminatoires précédents, pourraient connaître d'éventuelles surprises désagréables. A partir de la séance de lundi dernier et jusqu'à celle de cet après-midi, le huis clos est décrété pour les entraînements effectués en période de stage bloqué. Au cours de cette phase, les schémas tactiques et le choix des joueurs à retenir ont été décidés, loin des regards et des observateurs. Etant défini comme une source de fortes sensations pour des joueurs novices, en panne d'expérience, le rendez-vous de ce mardi sera l'occasion de faire évacuer toute distraction pour étaler le maximum de savoir-faire. Jusqu'à l'après-midi de mercredi dernier, les groupes de Geiger et de Menad ont donné la conviction qu'ils sont conscients de leurs engagements pour fournir le rendement souhaité. Une forme rassurante a été affichée dans la circulation de la balle, la complémentarité entre les différentes lignes et le jeu en mouvements à entreprendre pour déstabiliser l'adversaire. Djabou-Hachoud, Slimani-Rebih, les pièces maîtresses des trois secteurs, se sont manifestés comme de véritables chevronnés, capables de forcer la décision. Ne se sont-ils pas familiarisés avec ces mêmes lieux depuis la première journée du Championnat ' Théoriquement, toutes les conditions sont réunies pour emboîter le pas à la JSK, ayant remporté le trophée.

Une grosse envie !
Les Sétifiens comme les Algérois croient dur comme fer à leur huitième sacre pour le premier nommé et le septième pour le second. Les Sétifiens et les Belouizdadis sont convaincus qu'ils sont les meilleurs. Une finale à découvrir discrets, trop discrets tout au long de la saison, les deux clubs auront l'opportunité de faire oublier à leurs supporters une saison anonyme et de préparer la prochaine dans la sérénité. Les deux formations rêvent depuis d'un sacre susceptible de les inscrire dans le Livre d'or du football algérien. Ambitions légitimes de la part de deux équipes qui ont l'envie, le talent et le mental pour achever la saison sur une note radieuse. Et si l'Aigle noir a l'habitude de ce genre de rencontres, le Chabab, en vieux routier, découvrira encore une fois tout à l'heure l'ambiance particulière d'une finale de la coupe dans un majestueux stade du 5-Juillet qui vibrera sous les échos de cinquante mille voix toutes cordes vocales dehors. Il y a que ça impressionne, et il y a ceux qui se concertent sur leur sujet en faisant abstraction de tout ce qui les entoure. Question de tempérament, même si la pression n'est pas toujours négative et qu'elle peut se transformer en carte gagnante pour ceux capables de l'apprivoiser. Exercice de haut équilibrisme entre les consignes tactiques, l'initiative individuelle, le collectif et la folle envie d'entrer de plain-pied dans l'histoire.

Calculs, mais pas trop'
Une finale de Coupe, ça se prépare individuellement et collectivement, en fonction de ses propres forces mais aussi celles de l'adversaire. Même si à la fin, c'est toujours ce qu'on a été capable de faire qui pèsera lourd dans la balance. Deux jeunes entraîneurs algériens face à face, on n'a pas vu ça depuis très longtemps et cela ne risque pas de se reproduire de si tôt. Djamel Menad et Alain Geiger sont, aujourd'hui, les techniciens dont on parle le plus, objet du désir de plusieurs clubs, dont l'USM Alger, la JSK et la JSMB. Djamel Menad, lui, a tenu bon dans une ambiance belcourtoise dont le moins qu'on puisse dire qu'elle n'a pas toujours été sereine cette saison avec le sempiternel problème d'argent. De la discrétion mais également de la personnalité de la part de deux entraîneurs qui ont su mener leur barque. Les deux ne sont pas connus pour leur conservatisme, même si on annonce un onze plutôt classique côté algérois. Concernant l'ES Sétif et en l'absence de grands noms (c'est sans doute là le point fort de l'ESS), la vedette, c'est le collectif même si des joueurs ont fait leurs preuves. Nous pensons aux petits jeunes. Peu connus, il leur reste à présent d'être reconnus, car tous les efforts seront vains si la victoire n'est pas au bout. Les Belouizdadis ' L'impression est qu'on a tendance à les enterrer trop tôt et qu'on en fait un peu des victimes expiatoires à des Sétifiens ambitieux. Ce n'est en tout cas pas notre avis, car, jusqu'à preuve du contraire, les favoris de cette finale, ce sont bel et bien eux, eu égard à leur expérience mais aussi au talent de bon nombre de leurs joueurs. Pronostics fort ouverts tout de même pour une finale qui s'annonce intéressante pour toutes les raisons évoquées. Maintenant, c'est aux joueurs d'exprimer leur envie et leurs ambitions.


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