Les détracteurs du secrétaire général du RND n'ont pas l'air de baisser les bras. Ni l'été et encore moins le Ramadan ne semblent apparemment constituer un handicap pour eux, puisqu'ils poursuivent leur mouvement de redressement avec sérénité.
M. Kebci-Alger (Le Soir)- En effet, regroupé au sein de la Commission nationale pour la protection du RND, le quatuor Tayeb Zitouni, Ahmed Boubrik, Nouria Hafsi et Belkacem Benhassir met à exécution son plan d'action élaboré il n'y a pas longtemps. Un plan qui vise à donner à leur mouvement une assise organique la plus large possible en lui conférant des appendices locaux aux quatre coins du pays à même de regrouper les nombreux cadres et autres militants qui rejoindraient de plus en plus les rangs des redresseurs. Et toute première action de cette vaste campagne de structuration de la dissidence au sein du RND, la tenue, aujourd'hui, d'une conférence régionale à Béjaïa. Un conclave parmi les quatre retenus qui aura à regrouper les cadres et militants dissidents de 17 wilayas de l'est du pays, dont des membres du conseil national, des députés et sénateurs qui refusent, affirme le quatuor dans un communiqué daté de jeudi, «l'émiettement du parti» et sa mise au service d'un «groupuscule de mercenaires qui excellent dans la corruption et l'hypocrisie politiques à l'effet de l'arrimer à leurs agendas personnels». Etat de fait qui n'aurait pas échappé à la vigilance des observateurs de la scène politique nationale qui, selon Zitouni et ses compagnons, «considèrent le RND comme un parti dont la date de péremption est arrivée à terme». La dissidence, qui considère cet état de fait loin de constituer une fatalité, réaffirme sa détermination à poursuivre son œuvre pour provoquer le changement escompté au niveau du parti à l'effet de lui restituer sa place naturelle sur l'échiquier politique national. A rappeler que cette vague de contestation couvait depuis bien longtemps dans les rangs du parti du Premier ministre. Mais la maigre moisson du RND aux dernières législatives a donné du grain à moudre aux contestataires qui ont alors décidé d'agir à visage découvert et au vu et au su de tout le monde. Des contestataires qui ne veulent ni plus ni moins que la tête d'Ahmed Ouyahia à qui on incombe la cinglante défaite, selon eux, du 10 mai dernier, conséquence logique, selon eux, d'une ligne politique devenue, à leurs yeux, incohérente, sans objectifs ni perspectives claires. Aussi, Tayeb Zitouni et ses camarades reprochent à leur SG son double discours en disant, à chaque fois, une chose et son contraire. Et d'énumérer quelques «prouesses» d'Ouyahia en la matière : «Janviériste convaincu», avant de défendre bec et ongles la politique de réconciliation nationale, «partisan» acharné du libéralisme économique avant de revêtir le costume du protectionnisme, défenseur tout aussi acharné de la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, avant de tourner casaque et soutenir en 2008 l'abrogation de cette disposition. Dernier reproche fait à Ouyahia, sa longévité à la tête du RND depuis 1996. Il est temps de consacrer dans les faits le principe tant vanté de l'alternance à l'effet, disent-ils, d'apporter du sang neuf au parti. Réussiront-ils dans leur projet ' Pas facile d'émettre un quelconque pronostic tant comme le FLN, le RND n'est pas un parti comme les autres...
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com