Des cadres syndicaux interpellés par la police
Près de 80 cadres syndicaux, répondant à l’appel lancé par la coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique pour un sit-in devant le Palais du gouvernement, ont été embarqués et conduits, hier, dans les locaux de la police à Alger, puis relâchés. Il y avait, dans le groupe, le SG du SNAPEST, Meziane Merabet, Lyes Merabet, le SG du SNPSP, Amraoui Messaoud de l’UNPEF et son confrère du SNAPAP, Belamouri. On notait, par ailleurs, la présence du député RCD, Besbès. Dans un point de presse improvisé, Meziane Meriane parle de «bavure policière monumentale» et d’une «atteinte à la loi à l’égard des syndicalistes», embarqués, selon lui, «dans un fourgon sans aération suite à une rafle qui n’a pas épargné trois passants», n’ayant rien à voir avec les syndicalistes, selon l’orateur. Les syndicalistes interpellés ont été auditionnés puis conduits à l’hôpital Mustapha Bacha pour leur établir des certificats médicaux attestant qu’ils n’ont pas été maltraités. Cela dit, le SG du SNAPEST qualifie cet embarquement de «condamnation par anticipation puisque l’arrestation a été opérée avant la tenue du sit-in». Pour Meriane, cela n’est rien d’autre qu’un «préjudice moral à l’égard de fonctionnaires que nul ne peut définir». Il s’agit, selon lui, d’une autre «humiliation» de fonctionnaires qui réclamaient un salaire décent et un statut digne de leur nom. L’information s’étant ébruitée, les enseignants ont failli stopper les corrections du baccalauréat, apprend-on. Par ailleurs, la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique, et par la voix de Meriane, a promis une rentrée sociale des plus chaudes, comptant tenir une université d’été en vue de peaufiner sa feuille de route. Pour sa part, le chargé de l’information de l’UNPEF, rejoignant la vision du SG du SNAPEST, a appelé sa base à rester en alerte. «Nous ne sommes pas près d’accepter un quelconque compromis avant l’élaboration des statuts particuliers et du régime indemnitaire», a-t-il déclaré. Pour rappel, de nombreux enseignants répondant à l’appel de l’intersyndicale de la fonction publique, le 15 avril dernier, ont été empêchés de tenir leur sit-in au niveau de l’esplanade de la Grande poste.
Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com