Babes s’élève contre la directive retour de l’UE
Les conseils consultatifs de 7 pays du pourtour méditerranéen se retrouvent à Alger à l’occasion de la 3e rencontre Tresmed, rencontre organisée par le conseil économique d’Espagne en collaboration avec le CNES algérien. Le Tresmed est un cadre de dialogue créé dans le sillage du Processus de Barcelone afin de susciter un plus grand engagement des forces sociales au projet de l’UPM, de soutenir la création et la consolidation des institutions de dialogue social et de veiller à l’équilibre entre le développement économique et social. Tresmed sert également de cadre d’échange de points de vue et d’expériences entre les conseils économiques et les organismes similaires autour du pourtour méditerranéen. Il a mis sur pied une dynamique de coopération régionale entre les CES et les partenaires sociaux des deux côtés de la Méditerranée.
Il a déjà tenu deux rencontres. Celle d’hier était consacrée à «la contribution des agents économiques et sociaux au renforcement du dialogue social et la participation de la société civile. Analyse sur l’évolution et tendance futures en termes pratiques et didactiques». Plusieurs communications ont été données en présence des participants, représentant des CES de Bulgarie, d’Espagne, de France, d’Italie, d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. Et la rencontre qui prend fin aujourd’hui devra sortir avec des recommandations à même de renforcer davantage le rôle de la société civile dans le dialogue social.
Dans son discours d’ouverture des travaux, Mohamed Seghir Babes, président du CNES, a insisté sur l’importance de cette rencontre qui devra renforcer le partenariat entre les deux rives de la Méditerranée. Mais, au-delà de l’intitulé lui-même de cette rencontre, il y a surtout cette double vision des choses sur l’avenir de ce dialogue et de cette coopération nord/sud. Au moment où Babes parle de renforcement du Processus de Barcelone, à propos de cette rencontre dont il dira «qu’elle est de nature à conférer au développement du processus de Barcelone et lui donner une vitalité nouvelle», l’ambassadeur d’Espagne qui parlait au nom du président du CES de son pays évoque avec insistance le projet de l’Union pour la Méditerranée. Il évoque l’UPM comme étant porteur de projets concrets pour la région, en tant que cadre pour consolider le rôle des CES de chaque pays.
Interrogé en marge de la rencontre, l’ambassadeur d’Espagne estime qu’il n’y a pas de contradictions entre les deux «car l’UPM est une suite du Processus de Barcelone». Pour Babes, qui reprend la position officielle de l’Algérie à propos de ce projet, il a seulement répété la déclaration du président Abdelaziz Bouteflika à l’occasion de la visite du Premier ministre français François Fillon en Algérie.
Le président du CES n’a pas manqué par ailleurs de rappeler l’importance de la dimension humaine dans cet espace méditerranéen. Il n’a pas hésité à critiquer la dernière décision du parlement européen sur l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com