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Il y a 22 ans, Tahar Djaout



Il y a 22 ans, Tahar Djaout
Vignt-deux ans après la mort de Tahar Djaout, des militants des droits de l'homme sont à la recherche de la vérité. Un communiqué de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) s'interroge sur l'absence d'une enquête sérieuse des autorités algériennes sur la mort de celui qui est devenu le symbole de la lutte des journalistes algériens.«La LADDH rappelle que le simulacre de procès, qui a eu lieu en juillet 1994 devant le tribunal spécial d'Alger de l'époque, n'a convaincu personne. C'était un des tristes épisodes du déni de justice et de vérité qu'ont connus les affaires relatives aux assassinats politiques. La LADDH regrette que deux décennies plus tard, aucune enquête sérieuse n'ait été ouverte sur les assassinats de journalistes», indique un communiqué signé par le président de la Ligue, Noureddine Benissad. La LADDH ne se contente pas de cela. Elle rappelle que la situation des journalistes algériens, «22 ans après l'assassinat de Djaout, ne cesse de se détériorer, les exposants à des abus, des intimidations et des pressions interminables». Il cite l'exemple du correspondant d'El Watan à Khenchela «qui a été auditionné à propos d'une plainte émanant du wali».Le 2 juin 1993, Tahar Djaout, directeur de l'hebdomadaire Ruptures, succombait à ses blessures à l'hôpital de Baïnem, à Alger. Le journaliste et écrivain, alors âgé de 39 ans, avait été victime, le 26 mai de la même année, d'un attentat quand un jeune terroriste a tiré sur lui à bout portant, alors qu'il venait de mettre en marche le moteur de sa voiture, garée dans le parking de sa cité, à Baïnem.La mort de Tahar Djaout ouvre une période sombre dans l'histoire du journalisme algérien. Plus de 70 confrères ont été tués durant la période allant de 1993 à 1998. Les journalistes étaient la cible privilégiée des groupes terroristes, qui ont également assassiné des dizaines d'intellectuels et d'artistes. Avant d'être la cible des balles des terroristes, Tahar Djaout s'était naturellement rangé du côté de «la famille qui avance».Il condamnait sans ambages les idées extrémistes et les méthodes violentes prônées à l'époque par certains islamistes. Il l'a payé de sa vie. Mais les idées de l'enfant d'Azeffoun, qui ont triomphé un moment, reculent. Et certains médias algériens sont en train d'embrasser les idées qui ont conduit à l'assassinat de Tahar Djaout.


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