Alger - Revue de Presse

Il l’a déclaré hier devant des journalistes français



Sarkozy soutient un 3ème mandat de Bouteflika Le président français, Nicolas Sarkozy, a consacré, hier, lors de la première conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, «deux minutes», importantes du reste, à l’Algérie et à Bouteflika. Sarkozy répondait aux reproches qui lui ont été faits par les journalistes quant à certains de ses choix. Ainsi, il a consenti un appui précieux à Abdelaziz Bouteflika dans sa quête d’un troisième mandat dont le FLN fait son cheval de bataille depuis quelque temps. En effet, et à l’occasion de sa première conférence de presse annuelle au palais de l’Elysée, le président français a expliqué aux journalistes pourquoi il soutient le président Bouteflika. «Vous me reprochez pourquoi je soutiens le régime de M. Bouteflika; et bien, je vous le dis clairement, je ne veux pas un gouvernement de Talibans en Algérie!», s’est exclamé Nicolas Sarkozy devant un parterre de plus de cent journalistes et les membres de son gouvernement. Et d’ajouter, dans la même veine, qu’il ne souhaitait pas non plus un régime «des frères musulmans en Egypte». Le président français est également revenu sur sa visite d’Etat en Algérie et la grosse polémique qui l’avait précédée au sujet des déclarations du ministre des Moudjahidin, Chérif Abbès, sur l’origine juive de Sarkozy. «Certains m’ont demandé d’annuler mon voyage à Alger en raison des déclarations d’un ministre, mais j’ai décidé d’y aller et j’ai eu raison de le faire. Imaginez que je l’ai annulé quelques jours avant que des barbares fassent sauter un bus. Ça aurait été ridicule dans ces circonstances d’aller présenter les condoléances de la France et de manifester notre soutien», dira-t-il en ajoutant: «On aurait eu l’air malin». Voilà qui est clair, s’agissant de la vision de Nicolas Sarkozy à l’égard de l’Algérie et de son président. Une déclaration qui ne manquera pas de dissiper au besoin les nuages quant aux intentions de la France officielle vis-à-vis de l’élection présidentielle de 2009 et, partant, à l’égard du président Bouteflika dont la volonté de briguer un troisième mandat ne fait pas mystère, quand bien même il n’en a rien laissé entendre pour l’instant. Les propos de Sarkozy confirment également la détente entre Paris et Alger suite aux déclarations tapageuses du président français à l’égard du Sahara occidental et de la repentance, très mal reçues à Alger. Désormais, les deux présidents évoluent en bonne intelligence à leur grand bénéfice... Amine Makri
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