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IANOR au service des politiques industrielles et de commerce



IANOR au service des politiques industrielles et de commerce
Le forum du quotidien El Moudjahid a ouvert ses portes hier au directeur général de l'Institut algérien de normalisation (Ianor), Djamel Halès, afin d'expliquer le rôle de son institut, ainsi que le mode de labellisation.Mounira Amine-Seka - Alger (Le Soir) - Cet établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) a été érigé par décret exécutif n°98-69 du 21 février 1998, modifié et complété par le décret exécutif n°11-20 du 25 janvier 2011.Ce qu'il faudrait savoir, c'est que la normalisation permet de définir un langage commun entre les acteurs économiques, producteurs, utilisateurs et consommateurs. Elle permet également de définir le niveau de qualité, de sécurité et de prévenir le moindre impact environnemental des produits, des services et des pratiques. Les échanges commerciaux se font ainsi plus faciles, tant sur le plan national qu'international et contribuent à l'établissement d'une meilleure économie, facilitant le quotidien des consommateurs. La norme n'est pas une réglementation, puisque n'étant pas obligatoire.Elle engage les entreprises à s'aligner sur un niveau de qualité et de sécurité reconnu et approuvé. La transparence étant de prime, l'ensemble des acteurs doivent communiquer les normes adoptées au niveau de leurs pays, et le remettre au centre mondial ISO, sis à Genève, 60 jours à l'avance, afin de permettre l'étude de la norme adoptée, à condition qu'elle soit cohérente.En deçàde la certification obligatoire des produits, conformément au décret 465, Ianor garantit la mise en application de la promotion des travaux, des recherches et essais en Algérie ou à l'étranger, ainsi que l'aménagement d'installations d'essais nécessaires à l'établissement de norme. La mise à disposition de la documentation est assurée par le secrétariat du Conseil national de la normalisation (CNN) et des comités techniques nationaux de normalisation.Selon M. Halès, I'Ianor est membre des labels, au niveau international, ISO et IEC, et au niveau régional, Aidmo (Organisation régionale arabe) et du Smiic (sise à Istanbul). Le rôle de l'Ianor étant d'aider les acteurs économiques à accéder aux référentiels normatifs, il se donne les moyens via une normative comprenant plus de 200 000 normes, telles que NA, ISO, BS etc. et une bibliothèque spécialisée munie d'une salle de consultation, ainsi que d'un service d'acquisition où peut se faire le téléchargement des normes et des textes réglementaires, où se font également la recherche et le traitement de l'information normative.Le Dg de l'Ianor a déclaré que l'institut a pour «vocation d'assister les entreprises et autres organisations, dans le cadre de leur démarche et progrès de performance, pour les aider à s'approprier les référentiels qui leur sont utiles et à déployer les outils adaptés à leurs besoins». Il a également dévoilé le label de certification qualité nationale, sous le nom de Tedj. Un label de certification volontaire, délivré par l'Ianor, attestant sa conformité aux normes algériennes.Aussi, lors de cette conférence, il a été question de la certification Halal, dont le logo n'est pas encore validé, en application aux articles 2 et 4 de l'arrêté interministériel du 14 juin 2016, fixant les conditions et les modalités d'apposition de la mention Halal pour les denrées alimentaires.Pour conclure, M. Halès déclare, avec un sourire en coin, que «la normalisation se fait avec vous, sans vous ou contre vous», signifiant qu'elle est adaptable sans obliger tout le monde à s'y mettre, mais sera obligé de s'y plier.
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