
Mercredi 2 mai 1962. Il y avait foule devant le centre d'embauche situé à quelques mètres de l'entrée principale du port d'Alger. Il est à peine 6h du matin. Explosion. Des dizaines de morts et des centaines de blessés sont enregistrés. L'engin explosif, une voiture chargée de ferraille et de morceaux de fonte, fait des massacres. Les victimes, des dockers habitant en grande majorité la casbah.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Mardi 2 mai 2017. Abdelmalek Sellal, en compagnie du ministre du travail, du wali d'Alger, du secrétaire général de l'UGTA et des autorités locales, commémore le cinquante-cinquième anniversaire de ce triste souvenir. Gerbes de fleurs et prises de parole. La cérémonie n'a duré qu'une trentaine de minutes. Le représentant de la Direction du port d'Alger prend la parole et rend un vibrant hommage aux «victimes qui ont payé de leurs vies l'indépendance de notre pays».L'orateur rappelle les circonstances de l'acte terroriste portant la signature de l'Organisation armée secrète (OAS). L'acte criminel est intervenu au lendemain de la signature des accords d'Evian, consacrant l'instauration d'un cessez-le-feu en Algérie. «Cet acte ignoble constitue une vaine tentative des tenants de l'Algérie française» de saborder le processus d'accession à l'indépendance, entamé en Algérie après 7 ans et demi d'une guerre sans merci, qui a fait plus d'un million et demi de chouhada», témoigne un représentant de l'Organisation des moudjahidine de la wilaya d'Alger.Cette cérémonie intervient au lendemain de la célébration par l'Algérie de la fête internationale du travail à l'occasion de laquelle une lettre a été adressée par le président de la république au monde du travail. Dans sa lettre, le président Abdelaziz Bouteflika a notamment relevé que «les travailleurs ont pris une part active à la lutte de libération nationale, pour laquelle ils se sont fortement mobilisés au sein de l'Union générale des travailleurs algériens, dont des dizaines de milliers d'adhérents sont tombés en martyrs pour notre indépendance, parmi eux Aà'ssat Idir, son secrétaire général».Il a souligné, dans ce sens, que «les travailleurs font d'ailleurs partie des martyrs de notre indépendance, à l'image de dizaines d'humbles dockers assassinés d'une manière barbare le 2 mai 1962, après le cessez-le-feu et à la veille de la restauration de notre Etat, par les escadrons de la mort de l'Organisation armée secrète».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com