Huit hommes soupçonnés d'être liés à la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Baqmi, ex-GSPC) ont été interpellés mardi dernier à Paris et ses environs, et dans la région de Rouen (nord), dans le cadre d'un coup de filet opéré dans les milieux islamistes en France par la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) (contre-espionnage français), rapporte le journal français de droite Le Figaro, dans son édition de jeudi. Cinq hommes parmi ce groupe de huit étaient toujours en garde à vue jeudi matin près de Paris, avait par ailleurs précisé avant-hier, l'AFP citant «une source proche du dossier». Les suspects, un Algérien, un Tunisien et six Français, âgés entre 30 et 35 ans, étaient déjà fichés et placés sous étroite surveillance par les hommes de la DST, d'après le quotidien. Ils ont été placés en garde à vue au nouveau quartier général de la direction du Renseignement intérieur à Levallois-Perret, près de Paris. Ils sont soupçonnés de fournir du matériel informatique et des moyens de télécommunications aux terroristes de l'ex-GSPC. A leur domicile, les enquêteurs ont saisi un lot de matériel susceptible d'être acheminé clandestinement vers le maquis, précise le journal, qui affirme qu'»au dernier stade de l'enquête, ce groupuscule ne projetait aucun attentat sur le sol français». Les policiers agissaient dans le cadre d'une commission rogatoire lancée par un juge antiterroriste français, ajoute Le Figaro. Une source proche du dossier a précisé, par ailleurs, que les personnes interpellées n'ont aucun lien «direct ou indirect» avec les attentats du 11 décembre à Alger. La Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique avait, pour rappel, revendiqué les doubles attentats suicide du 11 décembre à Alger contre le Conseil constitutionnel ainsi que les sièges du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui ont fait, selon un dernier bilan, 41 morts, parmi lesquels figurent 17 employés de l'ONU (14 Algériens et 3 étrangers), selon un bilan fourni par les Nations unies. Une vingtaine de blessés, sur les 177 enregistrés, seraient encore hospitalisés.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Barti
Source : www.lequotidien-oran.com