Alger - Revue de Presse

Hausse des prix



Le pain et le lait venaient à augmenter... Le blé et le lait ont augmenté sur le marché mondial et cela s’est traduit sur le marché national par des augmentations assez inquiétantes sur, notamment, les produits de première nécessité… Ainsi, la semoule est cédée entre 900 et 1.000 DA le quintal alors que le lait en poudre est affiché entre 180 et 200 DA le paquet de 500 grammes, selon les quartiers. Le yaourt, un dérivé du lait, connaît aussi une augmentation d’environ 2 DA le pot. Certes, le lait reconstitué garde encore son prix initial de 25 DA le litre, mais tout le monde affirme que ce prix ne saurait résister à une éventuelle révision à la hausse dont on ne peut faire l’économie dans la mesure où, sur le marché international, la tonne de lait en poudre est cédée actuellement à des prix impossibles, oscillant entre 5.000 et 6.000 USD. Sur ce plan, un véritable bras de fer semble engagé entre le gouvernement, qui donne l’impression de vouloir suspendre les aides accordées aux transformateurs de lait, et ces derniers. Le gouvernement étudie, en effet, le moyen d’aider plutôt les petites bourses, directement. Tout comme la filière ‘lait’ qui connaît déjà des problèmes, celle du blé n’est pas loin de vivre la même situation. En effet, le blé n’étant plus aussi disponible qu’auparavant sur le marché mondial, où l’étant à des prix vertigineux, la tension sur cet important produit semble se rapprocher inexorablement de notre pays, au grand dam des populations dont le quotidien, pour la plupart, est fait de dérivés de cette céréale que l’Algérie produit si peu. Craignant des répercussions sur la filière et avec ces augmentations en catimini des prix de la semoule, signalées ici et là, l’on s’attend déjà à ce que la baguette suive ‘l’exemple’ du lait. Le sort de ces deux produits de base de la famille algérienne n’explique, cependant, pas l’augmentation de l’huile et du sucre. Dans les commerces de Kabylie, l’huile de table est ainsi cédée à 500 DA les 5 litres, alors que l’huile d’olive est affichée, selon la qualité et l’année de production, entre 250 et 300 DA le litre. Enfin, le sucre est «augmenté», pour sa part, d’environ 1,50 DA le kg. Les pères de familles ne savent plus où donner de la tête, et surtout ne comprennent pas ces augmentations décidées en douce. Et tous de se demander si elles ont été décidées par le gouvernement ou sont dues au simple desideratum des commerçants... Malgré tout, ils espèrent que le prix de la baguette de pain n’augmentera pas car, sinon, ce sera, comme le disent des gens rencontrés dans des supérettes à Tizi-Ouzou, «le début de réelles difficultés pour les familles».
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