Alger - A la une

Hausse annoncée du déficit du Trésor



Les chiffres révélés le 7 mai dernier par l'APS, qui annoncent la prochaine faillite de l'Algérie par la hausse du déficit du Trésor et baisse des recettes pétrolières dans les deux premiers mois de l'année en cours, ont été expliqués, hier par le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, qui a justifié cette annonce inquiétante par «une période de transition économique où il faut y aller doucement» ; le ministre a confirmé qu'on ne peut pas contrôler les dépenses rapidement.«C'est notre niveau de croissance qui est plus important que nos ressources», a justifié Benkhalfa, hier lors d'une rencontre avec les directeurs des banques à Alger. Le ministre des Finances, dans une déclaration hier en marge d'une conférence de presse, a affirmé que «nos ressources sont baisse, mais il faut garder la capacité d'absorption des crédits, étant donné que l'investissement s'élargit sans cesse», rappelant qu'il y a «des entreprises qu'elles soient publiques ou privées et même étrangères qui activent dans le secteur de l'investissement, ce qui fait que notre niveau de développement augmente».A cet effet, il a expliqué que cette hausse «ne va pas couvrir le taux de salaires, ces derniers sont assurés par les ressources ordinaires». Le déficit du Trésor s'est établi, durant les deux premiers mois de l'année, à 1 404 milliards de dinars (environ 14 milliards de dollars), selon les chiffres du ministère des Finances communiqués, samedi dernier par l'agence officielle APS. Ce déficit représente une hausse de 240% par rapport à la même période de 2015 (413 milliards), selon la même source.Plus de détails sur ces chiffres, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 34% à 1 256,5 milliards, contre une hausse conséquente de 175% à 783,5 milliards pour les dépenses d'équipement, selon la même source. Partant de ces montants, il y a un contresens avec les chiffres établis dans la loi de finances 2016 qui se basait sur une baisse des dépenses pour cette année.Dans ce contexte, le ministre parle d'une de transition économique, «il faut réussir cette phase de dépense public», a-t-il souligné, notant que les projets qui sont en cours devraient continuer. «Il faut le faire de façon progressive sans aller à un niveau qui menace les équilibres», a estimé le ministre.Le rythme des dépenses de 2015 se poursuit en 2016, «on fait un atterrissage en douceur sans pour autant faire un choc pour l'économie», a expliqué Benkhalfa. A savoir que le déficit budgétaire a atteint plus de 1 326 milliards de dinars sur les deux premiers mois de l'année en cours. Une hausse de 304% par rapport à la même période de 2015, selon les chiffres du ministère des Finances.


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