Sur l'opération de l'emprunt obligataire lancée le 17 avril par le gouvernement, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, insiste : «On n'acceptera que l'argent propre.»La question qu'on n'arrêtait pas de se poser, à ce propos, comment faire ' Comment contrôler la source de cet argent vu qu'il vient de l'informel ' A toutes ces interrogations, le ministre des Finances a répondu, hier à Alger, en marge d'une rencontre avec les directeurs de banque. A maintes reprises, la question de l'origine de l'argent que pourraient contenir les fonds de l'emprunt obligataire lancé récemment par les pouvoirs publics revenait.Effectivement, cette opération qui vise à introduire l'argent de l'informel dans le circuit bancaire peut contenir des risques, puisque le souscripteur n'a qu'à se présenter au niveau de n'importe quelle banque dans sa ville ou en dehors de son lieu de résidence, ce qui minimise la capacité des banques de contrôler cet argent pour connaître son origine.A ce titre, le ministre a confirmé qu'il y a des services qui contrôlent l'origine de cet argent. Détaillant ses propos, Abderrahmane Benkhalfa a cité la nouvelle loi qui surveille la source de l'argent des personnes qui déposent plus de 1 000 euros, d'un autre côté, il y a les douanes, les banques, les services de sécurité, les impôts surveillent les opérations de blanchiment d'argent.«Il y a des milliers de dossiers qui sont en poursuite», a-t-il dit, rappelant aussi les services qui luttent contre la fraude. Tous ces organes sont actifs pour assurer cette opération, a signalé le ministre des Finances.«Une opération réussie jusque-là»En marge de sa rencontre avec les directeurs des banques, hier au niveau du siège de son ministère, Abderrahmane Benkhalfa a estimé l'opération de l'emprunt obligataire lancé depuis le 17 avril de réussie, signalant que les banques ont collecté «des sommes significatives», sans donner plus de détails à ce sujet. A ce titre, le PDG du CPA, Omar Boudieb a déclaré à la presse, en marge de cette rencontre, que sa banque a collecté jusque-là «19 milliards de dinars et on compte arriver jusqu'à 30 milliards d'ici la fin de ce mois en cours».Interrogé sur le cas où le souscripteur pourrait perdre son titre, le ministre a expliqué qu'il n'a qu'à présenter une déclaration de perte auprès de la banque à laquelle il a acheté son titre.L'attestation de perte va déclarer qu'un coupon avec son chiffre est hors service, et le souscripteur aura un nouveau pour éviter toute forme de confusion ou diffamation. Sur une question concernant la diaspora algérienne, et si celle-ci pourrait participer à l'opération de l'emprunt obligataire, Abderrahmane Benkhalfa a attesté que «oui, les Algériens résidant à l'étranger peuvent acheter des titres mais uniquement en dinars».L'emprunt national pour financer l'investissementLe budget d'investissement et d'équipement concerne plusieurs projets, dont plusieurs sont restés sous la responsabilité de l'Etat, «des projets qui relèvent des occupations principales du gouvernement», a souligné le ministre des Finances, donnant pour exemple les écoles.Quant aux projets ferroviaires, les zones d'activités économiques, l'irrigation, le logement (ceci ne concerne pas le logement social), ces types d'investissement sont d'ordre économique et ont un revenu direct sur l'économie nationale, et seront financés par l'emprunt national. «Il y a des milliards qui sont présentés quotidiennement aux banques, entre celles qui sont arrivées à un fonds de crédit jusqu'à 7 500 milliards de dinars », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il y aura d'autres opérations de ce genre qui seront lancées prochainement.Sur le montant cité, le ministre a précisé que ce sont «des crédits avec des taux d'intérêts fixes ou variables». Ce qui projette «une véritable industrie de placement», soulignant que l'emprunt obligataire est un crédit comme tant de crédits qui existent déjà. «Il y a des crédits qui proviennent des banques, d'autres des marchés financiers ou boursiers, ou des crédits qui proviennent du Trésor», a expliqué le ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zahra Kefane
Source : www.lnr-dz.com