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Hamid Abdelkader : « Le dialogue interculturel nous permet de mieux nous comprendre et de mieux nous accepter » Interface - Rencontre euro-algérienne des écrivains



Hamid Abdelkader : « Le dialogue interculturel nous permet de mieux nous comprendre et de mieux nous accepter » Interface - Rencontre euro-algérienne des écrivains
Hamid Abdelkader participe, aux côtés de Maïssa Bey, Hamid Grine, Amine Zaoui et Outoudert Abrous, à la 5e rencontre euro-algérienne des écrivains, qui s'est tenue du 5 au 6 mars 2013 à l'hôtel El Djazaïr. Ce diplômé en sciences politiques de l'Université d'Alger a rejoint le quotidien arabophone El Khabar en 1990, où il a été, notamment, responsable de la rubrique culturelle pendant dix-huit ans. Actuellement professeur associé à l'Ecole nationale supérieure du journalisme et des sciences de la communication (Université d'Alger 3), il continue toutefois d'exercer son métier de journaliste. Il est auteur de nombreux ouvrages dont « Le glissement », édité à Marinoor en 1999, « Les tristes histoires du café Malakoff », éditions El Hikma en 2005, « Les miroirs de la peur », éditions Chihab en 2005, « Le plaisir de la lecture », en 2007, « Ferhat Abbas : homme de la République », éditions El Maârifa en 2001, « Abane Ramdane : plaidoirie pour la vérité », éditions Chihab en 2003, « Lamine Debaghine : l'intellectuel et la révolution », éditions Maârifa en 2011, « Les six initiateurs d'une révolution », éditions « El Maârifa » en 2012, « Les sentiers de l'histoire », éditions « Casbah » en 2007.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum
Vous participez, pour la première fois à cette rencontre livresque euro-algérienne, quel est votre sentiment '
Tout d'abord, je remercie les organisateurs pour cette invitation. Il va sans dire que je suis heureux de participer à ce rendez-vous que je qualifie de carrefour interculturel. L'objectif, pour moi, est d'avoir un débat franc et ouvert pour échanger des idées et établir un intense dialogue interculturel, indispensable pour établir les bases d'une meilleure compréhension de l'autre. Le dialogue interculturel nous permet de mieux nous comprendre et de mieux nous accepter.
Question un peu naïve, comment concevez vous le travail d'écriture '
J'écris par amour des mots. Par amour des histoires. Pour laisser place à tout notre imaginaire. Pour être le scénariste de ce que l'on peut voir dans notre tête. La lecture était une bonne distraction. L'écriture, elle, est venue dans la foulée. Je m'inspire de tout ce qui m'entoure : la musique, l'art, la littérature, la vie en général. Ecrire est vital pour moi. Ecrire c'est parler et se taire à la fois. Ma vie sans l'écriture serait un vide total, un désert gris. Ecrire, c'est créer l'empathie, c'est aspirer à atteindre ce qui nous est étranger, c'est tendre la main vers l'inconnu, vers celui qui est seul. Ecrire, c'est devenir aussi proche d'un de ses personnages, c'est une leçon d'empathie, tant pour l'écrivain que pour le lecteur. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde.
Pensez-vous que les critiques sont d'un apport à l'écrivain '
Certes, mais il doit rester conscient que l'écriture reste son espace de liberté et s'appliquer à ne pas souffrir de ces critiques.
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