Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



La mentalité, la vraie réforme De toutes les audiences ac-cordées par le Président de la République aux membres du gouvernement, l’audition du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales était, certainement, la plus attendue par les Algériens car touchant directement à un quotidien plus que jamais morose. Si, à titre d’exemple, la Solidarité, l’Education nationale, les Travaux publics, et les Finances sont des secteurs qui intéressent le citoyen, il demeure que l’APC est le point de convergence de toutes leurs actions, et constitue le centre névralgique de la vie en communauté à même de contribuer efficacement à l’amélioration de la qualité de la vie et assurer une meilleure prise en charge de l’administré afin que l’Algérien puisse accéder à ce statut de citoyen auquel tous les responsables font référence pour concrétiser des objectifs que les moyens de l’Etat, seuls, même en surquantité, ne pourraient réaliser.Si les Algériens ont boudé les élections locales et législatives passées, c’est certainement parce qu’ils ne sont pas satisfaits des performances de leurs élus. Pis, chaque élection apporte ses lots d’opportunistes, sans cesse grandissant, ce qui a poussé les citoyens à penser que la responsabilité est devenue un moyen de parvenir à ses fins personnelles au détriment des promesses et de l’intérêt commun. L’état dans lequel se trouvent nos cités, l’absence de rigueur dans la gestion des deniers publics, le manque de suivi dans la réalisation de projets, l’incompétence et le manque de qualification des personnels administrateurs et l’absence de visibilité dans la planification et l’extension de l’action communale au-delà des alentours immédiats de l’APC, ont conduit les Algériens à ne pas entrevoir les efforts consentis par l’autorité centrale, et à penser, à juste titre, qu’ils sont marginalisés. Si les élus se défendent d’avoir présenté des bilans aussi négatifs en arguant que l’Etat n’a pas mis en place les moyens adéquats, force est de reconnaître qu’ils ne bénéficient pas des circonstances atténuantes en regard de leur empressement à vouloir s’occuper d’abord de leur standing de vie en achetant des véhicules luxueux qui ne seront d’aucun secours à la collectivité sinon ternir davantage l’image de l’élu, et par extension du responsable qui n’est attiré que par le koursi. Toutes les recommandations, instructions, et autres mesures purement administratives ne serviront pas à promouvoir la participation et l’implication des citoyens dans le développement de leur commune. Elles resteront des actions à appliquer dans le cadre d’une bureaucratie qui laissera l’acteur principal qu’est l’électeur, le citoyen et l’administré qui ne fera d’efforts qu’au moment où il verra la main de l’Etat sévir à l’encontre de ceux qui croient, une fois élus, que la curée peut commencer et que l’électeur est un papier Klynex qui ne sert plus à rien. Miloud Horr
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